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La route du Brianconnais à Hyères

Peu à peu, nous arrivons dans la dernière ligne droite. Enfin, elle n’est pas droite cette ligne. On part donc de la Roche de Rame pour rejoindre la Capte sur la Presqu’île de Giens. Là, nous avons une location pour deux semaines. C’est la base fixe pour la mère d’André et une base « mauvais temps » pour André. Nous sommes en automne et le beau temps n’est pas continu. Une perturbation avec du vent d’est s’annonce. On tentera de profiter des beaux jours restants avant de nous calfeutrer dans notre studio.

Mais comme la veille, André préfère sortir du camion peu importe la température (6 degrés) et laisser sa mère faire tout ce qu’elle tient à faire à son rythme. Il connaît les endroits, mais certaines choses ont changés.

Juste avant de partir passe une bergère avec ses moutons.

Un troupeau de moutons passe derrière nous. Photo © André M. Winter
Balade matinale d’André sur le site de l’ancien village de Rame. Photo © André M. Winter, interface opentopomap.org

Nous sommes stationnés au bout de la route donc au sud juste avant le deuxième pont. Un premier essai de rejoindre la Durance en ligne droite échoue lamentablement car on aboutit à l’embouchure du rejet de la centrale électrique et la Biaysse et les deux sont remplis d’eau.

Gué sur la Biaysse. Photo © André M. Winter

C’est la Biaysse qui nous berçait dans le sommeil la nuit qui vient de se terminer. Le ciel est couvert de légers nuages qui cachent le soleil, mais la journée sera belle et ensoleillé. André reste dès le départ en short.

André remonte donc vers le Lac de Rame. Il n’y a plus de barrière pour passer, mais un panneau d’interdiction de circuler général. Au-dessous se trouvent les arrêtés municipaux interdisant la baignade dans le lac et le feu de manière générale. Avec le réchauffement climatique, ce petit lac chauffe trop en été et des algues vertes néfastes aux hommes et aux chiens poussent parce qu’il n’y a plus assez d’échange avec l’eau fraîche de la Durance. En effet, là en automne, des traces d’algues flottent sur la surface et on en voit aussi en profondeur. L’interdiction vaut pour toute l’année, nous pensons cependant que l’eau doive être bonne au printemps.

Après la vue sur le lac, André continue vers la Durance. Les années précédentes, nous voyions certes son lit, mais le cours d’eau se tortillait quelque par d’autre. Aujourd’hui non, l’eau est là et en force.

Ici la vue en direction amont.

La Durance à la hauteur de Rame. Photo © André M. Winter

Quand on regarde de la rive de la Durance vers l’ouest, on voit dans une partie du Massif des Écrins.

Vue de la Durance sur le Gouffre de Gourfouran et l’Aiguillas. Photo © André M. Winter

Pour finir, André fait un tour de la chapelle. Elle est grande, mais fermée de toute part et très grise. On n’en sait pas beaucoup. C’était la chapelle du château dont deux tours ruinés persistent. Elle date donc du Moyen-Âge, mais toutes les parties hautes ont été ajoutés au 19e siècle.

La chapelle du site médiéval de Rame. Photo © André M. Winter

Nous plions bagages. Certains des co-campeurs s’en vont à pied au site d’escalade de la Rame, les autres semblent encore dormir. Notre route est tracée. On fait quelques arrêts pipi, on fait les courses et on s’arrête à des marchés car nous sommes toujours et encore à la recherche de photos pour notre site de marchés provençaux.

Carte OpenStreetMap avec tracé du 16 octobre 2026. Photo © André M. Winter, interface opentopomap.org

On regardant la carte en détail, on voit que nous évitons les autoroutes payantes. Ici c’est bien possible, surtout le long de la A51 parcourt une route départementale quasiment parallèle. Uniquement Sisteron est un peu embêtant car il faut passer en plein centre-ville.

Notre premier arrêt est l’Escale en face de Château-Arnoux-Saint-Auban. La mère d’André a besoin d’une pause. André part à pied dans le centre du village où se tient précisément le petit marché du village de l’Escale. On s’est arrêté à la zone artisanale et André regrette à mi-chemin de ne pas avoir pris le vélo, il s’agit quand-même de 2 kilomètres pour l’aller-retour. Mais le marché a lieu et c’est une belle confirmation que des marchés peuvent persister dans les petits villages.

Le marché de l’Escale. Photo © André M. Winter
Une maison de l’Escale. Photo © André M. Winter

En regardant vers l’autre rive de la Durance, on voit sur le vieux centre de Saint-Auban.

Vue vers Saint-Auban. Photo © André M. Winter

Une demi-heure plus loin, nous arrivons à Peyruis où se tient un autre marché qui est bel est bien présent. Nous n’achetons cependant rien aux marchés car on vise un supermarché plus loin. On a besoin d’une base de départ pour le studio à la Capte.

Le marché sous le château de Peryruis. Photo © André M. Winter

Ce lieux de courses et de plein de carburant est Saint-Maximin, carrefour obligatoire en allant vers le sud. Le diesel est cher en automne 2026 avec EUR2,339 par litre. Le caddie est, lui aussi, bien plein: vin, fromages, bières, petits gâteaux,  légumes, saucissons, etc. On ne sait pas encore ce qui manquera dans le studio, on prévoit de régler ceci avec les petites supérettes sur place.

Après St. Maximin, il faut passer un dernier col et ensuite tout n’est qu’en descente ou plat. On arrive à l’autoroute gratuite A57 à Soliès-Pont et on change assez vite sur l’A570 qui mène directement à Hyères où l’autoroute s’arrête et où il y a presque toujours un bouchon. Après, ce ne sont que des lignes droites et des ronds-points pour arriver à la Capte. On galère un peu avec les sens uniques pour caser le camion sur le seul parking dédié au studio, mais finalement on arrive bien et à l’heure.

La vue de la terrasse va à travers un passage directement à la mer. Pour l’instant notre Trafic est garé devant le studio et cache donc la vue, mais plus tard il stationnera ailleurs.

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