Montée dans la vallée Euthal dans le canton de Schwytz

Nous continuons avec les randonnées printanières. Cette fois-ci, nous sommes chez des amis en Suisse pour un weekend. Nous vivons au Tyrol et nos amis vivent dans la partie orientale de Suisse, ce n’est donc pas trop loin.
C’est quand même très alpin et il reste plus de neige que chez nous au Tyrol. Notre ami est tellement déjà avide d’été qu’il part en chaussures légères. Grave erreur dans la neige certes peu épaisse, mais lourde, ramollie et très humides par les températures très clémentes au début de l’après-midi.
Notre point de départ est directement près de l’église du hameau Euthal (qui appartient à la grande commune de Einsiedeln).
Il faut d’abord suivre la route, mais très vite suit un chemin parallèle. Il n’y a de toute manière pas beaucoup de circulation ici.

En marchant, on vise toujours la montagne Chli Aubrig, notre but est cependant le col au nord, sur la photo c’est à gauche.

Il reste surtout un peu de neige dans les zones plates qui ne sont pas idéalement ensoleillés au début du printemps. Les versants à l’adret sont complètement secs.
Sur la photo, on voit la flèche rose d’un poteau indicateur de randonnée. Les suisses utilisent cette couleur pour indiquer des tours de randonné hivernaux, contrairement aux randonnées estivales qui sont jaunes. Ces sentiers hivernaux sont normalement praticables en chaussures de randonnée si la neige est dure. Autrement, on conseille des raquettes.

Voici le chemin qui suit le ruisseau Eubach. On voit notre ami avec les chaussures légères. Ici ça va encore, mais plus haut, la neige fait 20 centimètres et on s’y enfonce jusqu’à la terre. C’est aussi pour cette raison que nous évitons de monter sur la montagne Chli Aubrig.

Ces fleurs sont les signes indéniables du printemps dans les montagnes. Quand elles fleurissent, la neige ne revient plus. On les trouve souvent près des cours d’eau sur des terres très humides par la fonte des neiges.


Le canton de Schwytz abrite des maisons historiques en rondins, protégées par des toits et des bardeaux, ainsi que des maisons schwytzoises typiques avec porches latéraux. On trouve également dans la région des maisons en bois plus anciennes.
Les types de maisons du canton de Schwytz revêtent une grande importance historique, car ils constituent un témoignage important de la fondation de la Confédération suisse. Malgré leur importance, selon la Société du Patrimoine suisse, elles n’ont pas encore fait l’objet d’un inventaire complet et des efforts sont déployés pour empêcher leur destruction.
Nous arrivons enfin sur le col avec la vue. Il se trouve entre la colline Büelhöchi au nord et Chli Aubrig au sud.
Sur la première photo, on regarde du col vers le sud-est.

La vue vers le nord-est mène sur la plat pays de la Suisse du nord-est-

De l’autre côté, donc vers le sud-sud-ouest, on voit sur quelques montagnes très emblématiques de la région, sans pourtant voir en détail jusqu’à la chaîne principale des Alpes.


Sur le col se trouve ce chalet d’alpage. Ce n’est pas une installation touristique. On y trouve une étable et logement pour le berger.

Nous prenons un chemin alternatif dans les versants ensoleillés pour descendre. Ce aussi pour soulager notre ami avec un sol plus sec.
En bas, à l’ombre, la neige reprend bien sûr.
Nous revenons à la voiture pour rentrer à la maison chez nous amis. On revient vers 17 heures et il fait quand même froid quand le soleil est plus bas.

André s’occupe de la coupe de quelques arbres fruitiers pour se dégourdir les bras le jour suivant.
Cet arbre est problématique. Il n’avait pas de bonne forme à la base car acheté dans un magasin de grande enseigne et non pas dans jardinerie. Puis, il est au nord de la maison et donc massivement à l’ombre. Il ne lui reste donc que la solution de monter en hauteur pour dépasser la maison. Cela ne peut pas marcher parce qu’elle a deux étages au-dessus du rez-de-chausée.
Pour compliquer le tout, l’enracinement est misérable. Il faut donc le rabaisser massivement et le forcer à faire des branches basses en même temps que des racines plus solides. C’est la quadrature du cercle. Cet arbre aura peut-être un jour une forme à peu près acceptable, mais il ne livrera jamais des bonnes pommes.
