Trajet Innsbruck – Guadeloupe

Alex heureuse de partir et avec une mini-bouteille de champagne. Photo © André M. Winter

Alex heureuse de partir et avec une mini-bouteille de champagne. Photo © André M. Winter

Le voyage était en tête depuis longue date, les réservations faites depuis des mois, logiquement on est excité de partir.

On entame un long voyage: maison – bus – Innsbruck – train – München Ost – train de banlieue – Aéroport de Munich – train de banlieue – Nuit dans une auberge à Eching – train de banlieue – Aéroport de Munich – vol de 2h – Aéroport de Roissy – bus – Aéroport d’Orly – vol de 8h – Aéroport de Pointe-à-Pitre – voiture – Vieux-Habitants. On passe ainsi plus de 24 heures en voyageant sans vraiment dormir. On arrive à la tombée de la nuit en Guadeloupe et la cerise sur le gâteau sera l’orage qui s’abattra sur la Route de la Traversée pour rallier notre location.

En venant du sud, il faut changer de train à München Ost. Il fait froid et le vent souffle.

Quai de gare à München Ost. Photo © André M. Winter

Quai de gare à München Ost. Photo © André M. Winter

Terminal 1 de Aéroport de Munich le soir

Oberding, Bayern, Deutschland

Nous enregistrons nos bagages de soute la veille du départ, cela nous fera gagner quelques précieuses minutes de someil le lendemain matin.

En montant de la gare sous l’aéroport, il faut marcher des des longues distances jusqu’au terminal d’embarquement. Des travelators accélèrent un peu le pas. L’espace est monotone, on essaie visiblement de l’égayer avec de la lumière colorée.

Echinger Hof

Eching, Bayern, Deutschland

Verre de bière Schlossbrauerei Haimhausen. Photo © André M. Winter

Verre de bière Schlossbrauerei Haimhausen. Photo © André M. Winter

Nous passons la nuit dans cette auberge bien bavaroise. Comme on part à  5h du matin, nous payons la veille et partons de l’auberge en faisant le moins de bruit possible.

La brasserie Schlossbrauerei Haimhausen se trouve au nord d’Eching.

Terminal 1 de Aéroport de Munich le matin

Oberding, Bayern, Deutschland

Ayant déposé les bagages lourds la veille, nous de passons le contrôle (la fouille…) et comme il faut du temps de réserve partout (surtout en voyageant avec le soi-disant rapide avion), on a des temps d’attente assez longs. Les sociétés d’aéroport essaient d’agrémenter ce temps perdu comme ils peuvent, par exemple en offrant de la Wifi gratuite. Or quand c’est bien affiché (Munich et Orly) cela ne marche pas, quand rien n’est indiqué (Roissy et le Bus Direct), cela marche parfaitement. À  Point-à-Pitre, rien n’est indiqué et rien ne marche.

Zone d'attente du terminal 1 de l'aéroport de Munich. Photo © André M. Winter

Zone d’attente du terminal 1 de l’aéroport de Munich. Photo © André M. Winter

On peut, ou mieux on doit presque désormais retirer sa carte d’embarquement d’un email que la compagnie aérienne envoye. Il contient déjà le siège définitif, à choisir sur une interface en ligne. Chez Air France, c’était possible 30 heures avant l’heure de départ. Théoriquement, on peut passer avec ce code QR directement à l’avion, on peut aussi enregistrer ses bagages avec (on le doit avec ce code si on est forcé d’utiliser les bornes automatiques).

Bien que la carte soit issue assez tard, il manque la porte (gate) et ce de manière conséquente pour tous les autres vols. Si au moins s’était indiqué de manière indicative, cela aiderait un peu. Autre point désagréable: le choix libre des places n’est que fiction, même en se connectant à -30 heures, il se peut que 95% des places soient déjà réservées. De plus, il y a des places spéciales (contre supplément de prix) et moyennant un autre supplément on peut aussi réserver avant les 30 heures. Cela reste du loto.

Le vol de près de deux heures part à 7h10, l’embarquement est à 6h40, mais on s’est levé à 5h00 dans l’auberge à trois stations de train de banlieue. On est donc déjà debout deux heures sans vraiment avoir avancé.

Embarquement du vol AF1123 pour Paris. Photo © André M. Winter

Embarquement du vol AF1123 pour Paris. Photo © André M. Winter

Sur la même borne d’embarquement, se trouve un avion de la compagnie Iberia.

Vue du hublot dans la nuit à l'aéroport de Munich. Photo © André M. Winter

Vue du hublot dans la nuit à l’aéroport de Munich. Photo © André M. Winter

En vol de Munich à Paris

Lever du soleil sur la Basse Bavière. Photo © Alex Medwedeff

Lever du soleil sur la Basse Bavière. Photo © Alex Medwedeff

Peu après le décollage, le soleil se lève et illumine l’avion bien avant la terre au-dessous.

Les rangs de sièges sont serrés, l’air toujours trop chaud ou trop froid, mais du moins sur cette courte distance, Air France me fait plaisir en nous servant un pain au chocolat (de la veille). Les repas sur les longues distances, les autres snacks et les boissons chaudes sont de qualité fortement douteuse dans la classe Economy, sans doute il n’y a pas de bacréries, mais les vitamines manquent aussi.

Pain au chocolat servi le matin sur le vol Munich - Paris. Photo © André M. Winter

Pain au chocolat servi le matin sur le vol Munich – Paris. Photo © André M. Winter

Aéroport CDG

Roissy-en-France, Val-d’Oise, Île-de-France, France

Paris ne nous accueille pas avec du soleil, mais on n’est pas là pour voir la ville. On a six heures pour délivrer nos bagages, prendre le Bus Direct pour bouchonner sur l’A3 et sur le boulevard périphérique, ré-enregistrer les bagages et re-passer la fouille du contrôle personnel. Pour ce procédé, il faut au moins trois heures, les agences de voyage et Air France même conseillent 4 à 5 heures, avec les correspondances nous en aurons six. Dont trois heures à attendre à Orly.

Airbus A318 d'AirFrance à CGD sous la pluie. Photo © André M. Winter

Airbus A318 d’AirFrance à CGD sous la pluie. Photo © André M. Winter

On est donc à la première étape, le retrait des bagages à Roissy. Il n’y a ici aucun service excepté une toilette et la Wifi. En sortant, des panneaux avertissent qu’ils ne faut pas se laisser leurrer par les conducteurs de taxis devant la porte, mais bien sûr, ces conducteurs de taxis leurrent et en plus les indications pour le bus sont à chercher à la loupe.

Alex retire une de nos valises à Roissy CGD. Photo © André M. Winter

Alex retire une de nos valises à Roissy CGD. Photo © André M. Winter

Le service du Bus Direct marche assez bien, on aide à charger les bagages dans les coffres sous le bus et le départ est rapide. Il y a la wifi dans le bus. Mais il doit s’engouffrer dans la circulation parisienne. Je ne comprends pas pourquoi il n’y a pas de train direct entre ces aéroports.

Aéroport d’Orly

Val-de-Marne, Île-de-France, France

Il nous reste trois heures à attendre. On fait donc le plein de livres et de magazines à la FNAC (minuscule magasin à l’aéroport) et on s’offre cafés et croissants. On est encore de bonne humeur, même si la journée dure déjà sept heures pour nous et même en sachant qu’il en reste 15 autres avant de retrouver un lit.

Alex en attente au café Paul à l'aéroport d'Orly. Photo © André M. Winter

Alex en attente au café Paul à l’aéroport d’Orly. Photo © André M. Winter

Cet avion va vers la Réunion, nous aurons un semblable pour aller en Guadeloupe. Au premier plan: des véhicules de piste des bagagistes.

Avion Boeing 777-300ER F-GSQT d'Air France. Photo © André M. Winter

Avion Boeing 777-300ER F-GSQT d’Air France. Photo © André M. Winter

En vol de Paris à Pointe-à-Pitre

En passant au-dessus des nuages, nous retrouvons le soleil. On passe les Açores, mais on n’en voit rien. En approchant les Antilles, les nuages se disloquent, mais le soleil se couche.

Il est peu avant 19 heure locale quand nous arrivons en Guadeloupe et la nuit est définitivement tombée. Il fait environ 25°C et ce directement en sortant de l’avion. C’est un peu étouffant, mais fatigués comme nous sommes, on est content de ne plus frissonner comme dans l’avion. Le retrait des bagages est remarquablement rapide, mais la prise en main de la voiture de location traîne. Il faut rejoindre le parking des voitures en mini-bus, bien que c’est à deux pas du terminal. Des clients avant nous négocient éternellement des détails, quant à nous, nous avons besoin cinq minutes parce que nous la prenons telle quelle.

Il y a deux heures de route pour rejoindre notre notre gîte à Vieux-Habitants. Le début est une voie rapide, mais dès que l’on passe sur la (dite) Basse Terre, la route devient plus sinueuse, il faut même passer un col. Une pluie diluvienne s’abat en ce moment sur nous, mais nous continuons à rouler, la visibilité est assez bonne et surtout nous sommes seuls sur la route. En rentrant, on aura une contravention parce que l’on a roulé trop vite dans une zone limitée à 70km/h.

À 22h15 nous rejoignons notre gîte, le voisin nous ouvre et nous donne les clés. Nous ne sommes pas en état de reconnaître les lieux en détail et nous tombons dans le lit dans la chambre bien aérée.

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