Les Gorges de Trévans

Arrivé à Trévans

La veille, nous étions près du Verdon, donc tout au sud du département des Alpes de Haute Provence. Nous décidons de commencer tout doucement à rentrer, donc de mettre le cap sur le nord. Nous roulons au bord de l’Asse au sud de Digne les Bains quand une envie de café se fait ressentir. À la hauteur d’Estoublon, un petit panneau indique les Gorges de Trévans. Nous ne les connaissons pas et décidons d’aller voir. La route pour rejoindre le le village de Trévans est assez longue, souvenons-nous que nous cherchons juste un endroit tranquille pour sortir nos chaises, la table et faire un café. Après cinq kilomètres, on arrive au parking au pied du village. Il est très sauvage, une rivière se trouve en contre-bas et quelques tables de pique-nique sont installés. Il y a quelques voitures de randonneurs garées en haut sur la route, mais personne sur le parking.

Nous sortons les petits gâteaux et le café est chauffé dans la caféière italienne. Pendant ce temps, André va inspecter les panneaux en haut du parking. Il découvre un tour de moyenne durée à faire et le terrain a l’air prometteur. On décide finalement de rester sur ce parking pour la nuit et comme il ne fait pas encore tard, on s’installe tranquillement.

Alex dans la chaise longue. Photo © André M. Winter

Alex dans la chaise longue. Photo © André M. Winter

La nuit est comme prévu très tranquille, mais on met quand même le réveil pour ne pas partir trop tard le jour suivant. N’ayant aucunement préparé le tour, nous n’avons pas une idée exacte de la durée. En plus, on veut encore faire de la route vers le nord l’après-midi.

Tour des Gorges de Trévans

La ronde est aisée, mais il y a quelques passage exposées. Nous l’avons décrit en détail sur notre site provençal sous les Gorges de Trévans. Ici suivent quelques photos pour donner envie.

Une piste plate forme le départ, mais on voit devant des parois rocheuses qui s’élèvent.

Chemin vers les Gorges de Trévans. Photo © André M. Winter

Chemin vers les Gorges de Trévans. Photo © André M. Winter

La rivière formant les gorges principales est l’Estoublaisse, le nom des gorges vient du village en partie en ruine à sa sortie.

L'Estoublaisse à la sortie des gorges. Photo © André M. Winter

L’Estoublaisse à la sortie des gorges. Photo © André M. Winter

Chemin creusé dans la paroi rocheuse. Photo © André M. Winter

Chemin creusé dans la paroi rocheuse. Photo © André M. Winter

Les parois se resserrent de gauche et de droite et on passe plusieurs passages étroits sur des portions dynamitées dans la roche. Le chemin est large et aisé, mais par la suite d’autres sections sont bien plus exposées.

Au-delà de ce premier passage étroit, on arrive au Carrefour des Gorges. À droite se trouvent les Gorges de Trévans formées par l’Estoublaisse. Tout droit celles du Clovion qui sont presque plus impressionnantes, même si on n’en voit qu’un petit bout à la fin du tour.

Après ces passages assez aisées, le sentier change de ton. D’une part on entame vraiment la montée, mais d’autre part il devient de plus en plus étroit. Sur la photo du bas est une section clé qui posera peut être des problèmes à certaines personnes. Par la suite des passages semblables sont sécurisés par des mains courantes, mais ici il n’y a aucune aide de ce type. Pourtant, on passe facilement.

Chemin étroit sur roche en pente. Photo © André M. Winter

Chemin étroit sur roche en pente. Photo © André M. Winter

Après une avancée droite suivent d’innombrables lacets très courts et la montée est raide. Le chemin est bien entretenu car il mène à des sites de la Résistance dont le Camp Josette du Maquis de Trévans.

En gagnant de la hauteur, on voit aussi les montagnes autour. La crête claire à gauche sur la photo et qui continue à droite marque la fin des gorges principales. En bas au fond se trouve le Carrefour des Gorges.

Vue vers la Montagne de Beynes. Photo © André M. Winter

Vue vers la Montagne de Beynes. Photo © André M. Winter

Après les lacets suivent des passages plus aisés dans des versants boisés de chênes et de pins. Le chemin descend par moments, mais en somme, nous continuons à monter.

Chênes sur le chemin vers le Hameau de Valbonnette. Photo © André M. Winter

Chênes sur le chemin vers le Hameau de Valbonnette. Photo © André M. Winter

On avancera dans cette vallée.

Vue vers la partie amont des Gorges de Trévans. Photo © André M. Winter

Vue vers la partie amont des Gorges de Trévans. Photo © André M. Winter

Des ruines se trouvent sur le chemin. Celles-ci n’ont plus de toit.

Ruine du hameau de Valbonnette. Photo © André M. Winter

Ruine du hameau de Valbonnette. Photo © André M. Winter

Cette ruine est l’abri ONF de Valbonnette. On peut à la rigueur s’y mettre à l’abri de la pluie et encore il faudra vérifier les poutres du toit. Pour passer une nuit ici, il vaut mieux prendre une tente car le pré s’y prête bien. La rivière passe plus bas, ainsi on aura aussi de l’eau. On est toujours au niveau de la forêt, donc trouver du bois mort ne devrait pas poser de sérieux problèmes.

Abri de Valbonnette. Photo © André M. Winter

Abri de Valbonnette. Photo © André M. Winter

L'Estoublaisse sous le pré de Valbonnette. Photo © André M. Winter

L’Estoublaisse sous le pré de Valbonnette. Photo © André M. Winter

Après l’ex-abri de Valbonnette, notre chemin passe  de l’autre rive de l’Estoublaisse et on redescend par la rive droite (est). Enfin, d’abord c’est très plat et on se demande quand on va enfin perdre de la hauteur

Crête entre les Gorges de Trévans et le Ravin de Mayaiche. Photo © André M. Winter

Crête entre les Gorges de Trévans et le Ravin de Mayaiche. Photo © André M. Winter

Ce n’est qu’au Carrefour de St. André que la descente commence. Jusqu’à octobre 2017, il était possibles de monter au ruines de St. André, mais depuis l’accès est interdit par un arrêté municipal affiché en bas au parking et ici. Curieusement on y trouve aussi un appel aux dons pour sauver le monastère de St. André. C’est peut-être un  peu tard maintenant. On peut bien sûr toujours monter et explorer le site à ses propres risques, mais cela correspondrait pour nous à un aller-retour avec pas mal de montée et descente additionnelle, donc nous passons et continuons l’exploration des gorges.

Même si la descente est amorcée, on reste quand même très en hauteur, tellement haut que l’on a du mal a voir au fond des gorges dont nous faisons le tour ici. On aboutit au Ruisseau du Clovion pour prendre la direction vers l’ouest.

Sur cette portion de chemin se trouve sur falaise assez lisse une inscription gravée et aux lettres dorées: natura numquat errat (la nature ne se trompe jamais). C’est une trace laissée par l’artiste néerlandais Herman de Vries.

Après commence le reste de la descente. Devant, nous voyons la cluse de l’Estoublaisse par laquelle nous sommes montés à l’aller.

Nous arrivons enfin de nouveau au niveau du Clovion.

Alex sort ses filtres ND pour faire une série de clichés à longue exposition. Les petites cascades d’un bassin à l’autre s’y prêtent particulièrement.

Le Clovion en longue exposition. Photo © Alex Medwedeff

Le Clovion en longue exposition. Photo © Alex Medwedeff

La cluse du Clovion. Photo © André M. Winter

La cluse du Clovion. Photo © André M. Winter

André avance vers la cluse du Clovion. En effet, nous étions descendus parallèlement au ruisseau, mais dans ce cours d’eau est vite passé dans la vallée plus loin au sud. Il ressort de notre côte par une cluse extrêmement haute et étroite. Il y a quand même trop d’eau pour pouvoir s’avancer dans le dédale. La partie resserrée doit être longue d’une vingtaine de mètres, on en voit le bout dans le triangle sur la photo.

Sur la photo de gauche en bas on a la vue retour sur la cluse du Clovion

À droite est la dernière cluse pour ressortir vers la zone plus plate et le chemin vers le parking.

Le Clovion avait débouché au Carrefour des Gorges dans l’Estoublaisse et sous ce dernier nom continue la rivière d’une manière bien plus calme en direction de l’Asse.

L'Estoublaisse à la sortie des gorges. Photo © André M. Winter

L’Estoublaisse à la sortie des gorges. Photo © André M. Winter

Nous sommes début septembre et les prunelles sont mûres. Il s’agit bien sûr d’un fruit difficile. La cueillette entre les branches pleines d’épines est impossible sans des gants de cuir et des protection au bras, les fruits ont très peu de cher mais un très grand noyau et ce fuit est extrêmement acide. Mais ce serait tentant.

Prunelier. Photo © André M. Winter

Prunelier. Photo © André M. Winter

Glands de chêne. Photo © Alex Medwedeff

Glands de chêne. Photo © Alex Medwedeff

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