Tarascon

La ville de Tarascon est rarement sur le radar du touriste, même curieux. Trop de villes de renom se trouvent autour. Pourtant, on trouve des sites forts vieux et intéressants dans cette ville vivante.

La journée est un peu maussade, il pleut de temps en temps. Cela fait fuir les quelques autres touristes et nous avons les monuments à visiter pour nous.

Le marché de Tarascon

Comme partout en Provence, nous nous rendons sur le marché, même s’il n’est pas spécialement coloré ou typique. Le marché de Tarascon est banal, mais c’est l’endroit où l’on trouve tout pour faire un repas frais.

Marché sur le passage de la Rue du Louvre. Photo © André M. Winter

Marché sur le passage de la Rue du Louvre. Photo © André M. Winter

Le Musée Souleiado

Carreaux de verre coloré. Photo © André M. Winter

Carreaux de verre coloré. Photo © André M. Winter

Dans la Rue Charles-Deméry se trouve le local de vente de tissus et de prêt-à-porter Souleiado. Dans la maison de gauche est installé le Musée du textile provençal Souleiado. On retrace le système d’impression par tampons taillées. Il avait été copié sur des méthodes pratiqués en Inde. Ces tampons ont des tailles variés mais fixes pour un seul dessin d’impression. De cette manière, il est possible d’imprimer plusieurs couleurs les unes par-dessus les autres. Il en résulte des tissus très coloriés et en tout plus coloriés par rapport à ce que l’on trouvait en France à l’époque. Avec le succès de ces tissus en Provence, une véritable guerre économique est déclenchée par les usines de tissage du nord du pays. Tous les moyens étaient bons, on fatiguait même la morale en prétendant que ces tissus soient trop colorés. Les nordistes réussissent ainsi a bannir pendant quelques années ces tissus dits indiens du marché français. Mais ils ont pris pied dans le pays, et les tissus provençaux (souvent jaunes) sont encore bien connus et aimés de nos jours.

Il est malheureusement interdit de photographier dans le musée.

L’Église Sainte-Marthe de Tarascon

Nous n’avons pas de plan précis, mais sur le chemin du château de trouve cette église finalement fort ancienne. La sainte patronne de la ville est sainte Marthe, l’ancienne collégiale royale occupe donc une place importante dans l’histoire de Tarascon. L’église romane est érigée dès le 11e siècle.

Église Sainte-Marthe de Tarascon vue du toit du château. Photo © Alex Medwedeff

Église Sainte-Marthe de Tarascon vue du toit du château. Photo © Alex Medwedeff

La crypte, contient un autel pré-roman ainsi que le mausolée de Sainte Marthe, elle a été réadaptée au 17e siècle.

Autel pré-roman de la crypte de l'église Sainte-Marthe de Tarascon. Photo © André M. Winter

Autel pré-roman de la crypte de l’église Sainte-Marthe de Tarascon. Photo © André M. Winter

Tombe de Jean de Cossa. Photo © André M. Winter

Tombe de Jean de Cossa. Photo © André M. Winter

Ce tombeau est attribué au sculpteur Francisco Laurana (sculpteur originaire de la Dalmatie vénitienne). Il renferme les restes du napolitain Jean de Cossa, sénéchal de Provence et ami du roi René d’Anjou. Jean Cossa (Giovanni Cossa) est mort le 3 octobre 1476.

Le Château de Tarascon

Nous rejoignons le château sous la pluie. Nous ne sommes pas trop fans de grands châteaux dominants et celui-ci est particulièrement oppressant: les mus et les tours sont particulièrement hauts et donc les cours extrêmement sombres. Le ciel gris n’arrange rien. La stupeur grandit encore lorsque nous voyons sur les murs intérieurs de nombreux graffitis d’étrangers incarcérés ici sans jugement. Ils nomment souvent leur âge, leur nom et leur provenance.

Château de Tarascon. Photo © André M. Winter

Château de Tarascon. Photo © André M. Winter

Nous commençons par visiter l’intérieur.

Le rez-de-chaussée est ouvert sur la Cour d'Honneur. Photo © André M. Winter

Le rez-de-chaussée est ouvert sur la Cour d’Honneur. Photo © André M. Winter

Voûtes du chœur de la Grande Chapelle du Château de Tarascon. Photo © André M. Winter

Voûtes du chœur de la Grande Chapelle du Château de Tarascon. Photo © André M. Winter

Salle des festins du Château de Tarascon. Photo © André M. Winter

Salle des festins du Château de Tarascon. Photo © André M. Winter

Texte lisible ici: sépulcre belge, honneur aux détenus belges 1915, pauvre martir de la Fance. On trouve aussi des dates entre le 15e siècle et 1926 (fermeture de la maison d’arrêt dans le château).

Graffitis gravés par des prisonniers du Château de Tarascon. Photo © André M. Winter

Graffitis gravés par des prisonniers du Château de Tarascon. Photo © André M. Winter

Texte lisible ici: D’Allan Peret, 1894, âgé (de) 86 ans.

Graffiti gravé par un prisonnier âgé du Château de Tarascon. Photo © André M. Winter

Graffiti gravé par un prisonnier âgé du Château de Tarascon. Photo © André M. Winter

Par endroits, on trouve des graffitis gravés de grade qualité. On voit souvent des navires, c’est parce que l’on emprisonnait ici les ressortissants des pays avec lesquels on était en guerre. Cela touchait surtout la marine marchande.

Galère de combat en graffiti gravé par des prisonniers du Château de Tarascon. Photo © André M. Winter

Galère de combat en graffiti gravé par des prisonniers du Château de Tarascon. Photo © André M. Winter

Graffiti gravé par des prisonniers du Château de Tarascon. Photo © André M. Winter

Graffiti gravé par des prisonniers du Château de Tarascon. Photo © André M. Winter

La chapelle Chapelle St. Marcellin à Boulbon

La météo reste changeante et comme nous ne connaissons pas très bien cette région, nous faisons le tour de la Montagnette en voiture. Le temps ne permet malheureusement pas de faire des grands pas dehors.

La chapelle romane date du 12e siècle.

Chapelle St. Marcellin vue du cimetière. Photo © André M. Winter

Chapelle St. Marcellin vue du cimetière. Photo © André M. Winter

Portail de la Chapelle Saint-Marcellin. Photo © André M. Winter

Portail de la Chapelle Saint-Marcellin. Photo © André M. Winter

Comme le ciel ne s’arrange pas, nous faisons des courses et nous retournons au Camping la Porte des Alpilles à Saint-Étienne-du-Grès.

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