Tour du lac Heiterwanger See et le lac Plansee

Le lac Heiterwanger See

Au Tyrol, nous étions limités à notre commune pendant des longues semaines autour du mois d’avril à cause du corona virus. Ce weekend est donc la première sortie après le confinement sévère. La météo est stable, mais nous ne voulons pas entreprendre une longue et fatigante randonnée en montagne.  Nous optons donc pour faire le tour d’un grand lac alpin. Le lac Heiterwanger See n’est accessible en voiture que sur une courte partie du bord ouest à partir du village de Heiterwang. On trouve ici un camping assez cher et le parking est aussi payant en saison. Comme tout est fermé à cause du covid-19, il n’y a personne ici et le payement au parking n’est pas contrôle.

On fait le tour dans le sens des aiguilles d’une montre. Nous sommes très vite dans un cadre naturel.

Un abri de bateau au bord du lac Heiterwanger See. Photo © Alex Medwedeff

Un abri de bateau au bord du lac Heiterwanger See. Photo © Alex Medwedeff

Vue vers l’est, on longue la rive à gauche.

Montagne Spiess à l'est du lac Heiterwanger See. Photo © Alex Medwedeff

Montagne Spiess à l’est du lac Heiterwanger See. Photo © Alex Medwedeff

Notre chemin en bordure du lac.

Vue retour vers l’ouest.

Quelques rares randonneurs longent les bords du lac comme nous. André avait oublié la veille d’activer le chauffage de la douche extérieure en roulant, l’eau était restée froide. Le besoin d’un bain se fait donc sentir. Nous ne nous lavons qu’avec l’eau du lac et bien sûr sans savon. Mais l’eau est franchement fraîche, nous pensons qu’elle tourne autour de 16°C. Alex ose même quelques brasses de nage, André n’est pas si courageux.

Alex nage dans le lac Heiterwanger See. Photo © André M. Winter

Alex nage dans le lac Heiterwanger See. Photo © André M. Winter

Le lac Heiterwanger See se trouve presque au même niveau que le lac Plansee tout proche à l’est. Uniquement un barrage naturel d’amas de gravier amassé par les glaciers les séparait. Pour permettre la navigation entre les deux lacs, ce passage a été creusé. Le lac Plansee est bordé aux sud par une route, nous n’envisageons donc pas d’en faire le tour.

Canal artificiel entre les lacs Heiterwanger See et Plansee. Photo © Alex Medwedeff

Canal artificiel entre les lacs Heiterwanger See et Plansee. Photo © Alex Medwedeff

Passerelle sur le canal artificiel entre les lacs Heiterwanger See et Plansee. Photo © André M. Winter

Passerelle sur le canal artificiel entre les lacs Heiterwanger See et Plansee. Photo © André M. Winter

Nous retournons par le bord sud du lac Heiterwanger See. Le chemin est moins sympathique, il s’agit d’une large piste forestière et caillouteuse.

Polen de pins au bord d'une plage du lac Heiterwanger See. Photo © Alex Medwedeff

Polen de pins au bord d’une plage du lac Heiterwanger See. Photo © Alex Medwedeff

Tentative avortée de rester une nuit au lac Plansee

Comme le lac Plansee est bordé d’une route, nous l’inspections en voiture. Dans la partie nord-est se trouve un camping fermé à cause du corona virus et des camping-cars sont installées sur un parking à l’est du camping. Nous passons quelques temps ici, mais cherchons ensuite une autre place pour la nuit le long de la route vers la frontière allemande. Le lieu que nous trouvons ne nous convient pas parce qu’il est en pleine forêt, nous revenons alors au lac. Des campeurs partent, d’autres viennent. Finalement il reste six autres comme nous. Nous devons préciser que nous ne restons normalement jamais à proximité de campings ouverts, ici il est désert et il n’y a pas d’alternative. Même les hôtels sont fermés.

Tout le monde sort ses chaises et tables pour le dîner. Quand le soleil se couche définitivement vers 22 heures, tous rentrent leurs affaires et comme les autres, nous nous couchons. Comme si on avait été observé, la police forestière (Bergwacht) vient juste au moment où nous nous endormons. Ils ont une méthode assez longue pour expliquer l’interdiction de rester ici: ils se garent près du premier camping-car en laissant le moteur allumé, ils les réveillent et leurs expliquent longuement les options. Pendant ce temps, nous nous demandons pourquoi quelqu’un vient en laissant le moteur tourner.

La procédure d’expulsion est assez bizarre: on note les coordonnées du conducteur et du véhicule sur un bout de papier quelconque. On nous explique que ce papier sera détruit et que nous n’aurons pas à payer d’amande si nous ne sommes plus là quand ils repasseront vérifier après minuit. On nous indique un parking très louche où nous pourrions exceptionnellement passer la nuit.

Les campeurs présents sont tous des locaux, ils savent parfaitement que le camping sauvage est interdit en Autriche. Mais les campings étant fermés, ils comptaient sur l’indulgence des contrôleurs. Mais la seule indulgence est de ne pas percevoir d’amande. Quelques semaines plus tard, il y a une recrudescence de campings-cars passant leurs nuits ici et à d’autres sites alors que les campings sont ouverts mais pleins. Il n’y a plus d’indulgence, les gens ont à décamper et écopent d’une amandes de 200 euros par camion.

Ici se conjuguent plusieurs facteurs néfastes:

  • Nous avons interrogé la police forestière sur les ordres qu’ils ont. Ils nous disent qu’ils contrôlent ces parkings tous les weekends en saison et que l’administration régionale leur a spécialement rappelé de contrôler ce weekend tout en sachant que les campings sont fermés. C’est contradictoire et chicaneur.
  • Il y a en Autriche un fort penchant à dénoncer les gens. C’était flagrant durant les dictatures et la seconde guerre mondiale, mais c’est resté. Ce sont souvent les premiers intéressés, c’est à dire les gérants de campings qui dénoncent car ces lois d’interdiction sont spécialement fait pour eux. En second lieu viennent les privés qui habitent à vue ou le long des routes près desquels on campe. Ce sont les plus méchants car cela ne leur apporte rien du tout de faire décamper les gens.
  • Il y a des vrais weekends d’affluence. Dans ce cas le grand nombre de camping-cars peut gêner. Cependant, avec six camions, on était loin de ces nombres ce weekend. Les articles de la presse avancent toujours que les campeurs laissent des saletés en partant. C’est peut-être vrai, il y a partout une minorité d’incivils.
  • La place est très restreinte en milieu alpin et touristique. Nous choisissons nos emplacements avec méticulosité et les Alpes sont effectivement difficiles.
Vue du Trafic sur le parking au bord du ac Plansee. Photo © André M. Winter

Vue du Trafic sur le parking au bord du ac Plansee. Photo © André M. Winter

Le Camping Plansee vide à cause du corona virus. Photo © André M. Winter

Le Camping Plansee vide à cause du corona virus. Photo © André M. Winter

 

Un chalet en bois au bord du lac Plansee. Photo © André M. Winter

Un chalet en bois au bord du lac Plansee. Photo © André M. Winter

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