On aime des randonnées qui partent directement du centre-ville ou du centre d’un village. C’est faisable à partir de Beaumes-de-Venise en montant sur le Plateau des Courens. On est au mois de mai, les journées sont longues et belles et on part donc après 16 heures. On sera de retour trois heures après parce que nous prenons beaucoup de temps. C’est une des randonnés sélectionnés pour notre site provençal, on l’y trouve sous le nom de Beaumes-de-Venise et le Plateau des Courens avec toutes les informations nécessaires pour ce tour.
La description ci-bas reprend le côté plus personnel de cette belle fin de journée.
On vient du camping municipal, mais on commence la randonnée vraiment devant la mairie. Cette grande maison n’est autre que le château des derniers seigneurs du village.

La maison avec la tourelle héberge la poste, c’étaient les écuries du château.

On sort vite des constructions du village pour marcher entre les vignes. La colline calcaire au nord est notre but.

On a cependant quelques beaux sites sur notre tour. Le premier est l’église d’un hameau maintenant intégré dans la commune de Beaumes-de-Venise. La Chapelle d’Aubune date sous cette forme du 12e siècle. Elle est construite sur une source qui attira déjà les romains. Son clocher est particulièrement soignée et la rend unique dans son genre pour une chapelle de hameau.
Bien que extérieurement en bon état, l’intérieur est délabré et interdit d’accès, même lors des tours organisés par une association locale.

Nous laissons la chapelle derrière nous et nous montons dans la colline. Un chemin prend le versant en diagonale, plus haut suivent des lacets. La chapelle reste très longtemps en vue. À l’ouest de la chapelle se trouve un verger historique réaménagé. Des panneaux expliquent ce qui s’y fait.

Au milieu du chemin se trouve un cabane relevé il y a quelques années. Un panneau tout près porte encore la photo qui ne montre que les murs de base. Il s’agit de la forge pour aiguiser et réparer les outils de la carrière de pierres de construction qui se trouve plus loin à l’ouest dans le versant. Elle est placée ici pour être loin des habitations et aussi de la carrière pour que son feu ne se propage pas dans les habitations et les exploitations.

La forge ne se trouve qu’à la moitié de la montée. Il reste du chemin. On passe progressivement entre beaucoup de grandes dalles calcaires.

Celles-ci forment le rebord sud du plateau sur lequel nous venons d’arriver. Nous sommes actuellement dans la partie sud-ouest du Plateau des Courrens, nous passons ensuite au nord puis à l’est pour y redescendre. Les photos qui suivent sont toutes prises sur le plateau et on voit bien qu’il n’est pas plat du tout.

Une constante est cependant que l’on passe constamment sur des murets qui restent des multiples occupations du plateau depuis plus de 2000 ans.

Même les Grottes d’Ambrosi au nord ne sont pas tout à fait naturelles. Des tas de débris témoignent que c’était une carrière de meules à grain et à olives. Apparemment, la roche est ici assez dure pour faire des meules mais encore assez tendre pour pourvoir les extraire aisément.



La quatrième est la première grotte où l’oon peut entrer aisément.


Après les grottes, on avance définitivement vers l’est du plateau. Cela continue de monter en tout cas.


Sur un des points culminant, mais bien centraux, se trouve la chapelle St. Hilaire fraîchement rénovée. C’était une ruine sans toit et sans abside pendant des multiples décennies. Pourtant cette chapelle ici date du 6e siècle. Elle est toute simple et sans décor, mais particulièrement longue.


L’intérieur ne se voit qu’à travers l’ouverture dans l’abside.
On inspecte une amande verte au printemps.
On laisse la chapelle derrière nous et nous continuons vers l’est. Ici commencent des champs de vignes qui sont bien plus longs que larges.

Le bord de plateau offre toujours des belles vues au nord et au sud.

Les champs sont entrecoupés par des talus boisées. Il y a trois champs en tout.

Dans la partie est se trouve le Castellas de Durban, un château du 12e siècle très en ruine. Une association tente de stabiliser et de relever une partie des murs, mais les travaux durent des années et l’accès reste barré pour des raisons de sécurité. On entame donc la descente qui est plus rapide que la montée. C’est aussi un vieux chemin.
Ici aussi se trouvent des terrasses qui sont reconquises par la forêt. Elle datent du 18e et du 19e siècle.

En descente, on passe une chambre troglodytique et divers autres roches taillés ou gravés.
Le chemin ancestral nous rejette sur une route goudronnée entre des villas.
Le château de Beaumes est aussi en piteux état. Il ne nous semble pas interessant de chercher à inspecter les murs. On passe donc en ville pour déambuler dans les ruelles.


On ressort des murs de la ville à l’église car celle-ci est curieusement construite juste dehors des murs. On revient ensuite à pied au camping municipal où nous logeons pour quelques jours.
On recroise donc la Chapelle Sainte-Anne.

