Ce mois de mai, nous entreprenons beaucoup de randonnées. Parmi celles-ci certaines qui sont déjà des décennies sur nos listes des choses à faire. Quelques jours plus tôt, nous étions par exemple dans les Gorges du Régalon. Cette fois-ci, nous sommes un peu plus loin au nord dans les Gorges de la Véroncle. Elles sont moins connues, mais pas moins spectaculaires. On trouve ici surtout beaucoup de traces humaines comme plusieurs grands moulins à eau dont les ruines sont impressionnantes et instructives.
Comme pour la plupart de nous tours en Provence, nous les publions en parallèle et en priorité sur notre site consacré à la Provence. Toutes les informations nécessaires avec une description détaillée du tour se trouve sous Les Gorges de la Véroncle. Ici se trouve un récit un peut-être un peu plus personnel.
Au début il y a une longe piste à suivre pour rejoindre l’entrée basse des gorges.
Les premiers signes d’utilisation humaine des gorges apparaissent très vite. Un béal nous accompagne sur des longues portions du parcours. Celui-ci alimentait sans sans doute le Moulin des Grailles plus bas et ensuite cette eau servait à l’irrigation de la plaine.
Les Gorges des la Véroncle ont beaucoup de grandes baumes qui se trouvent directement au niveau du lit du ruisseau. Celle-ci est murée au fond, elle servait donc d’étable ou de hangar.
On arrive très vite au premier moulin. Comme les trois autres, il est à axe vertical. C’est une technique idéale pour les cours d’eau irréguliers où il faut stocker de l’eau en amont et qui est donc limité. On projette cette eau ensuite via un puits sur la roue à eau qui est horizontale et beaucoup plus basse que les meules. Cette différence de hauteur sert aussi à bien séparer la partie aquatique des grains et de la farine qui doivent rester au sec.
Le bâtiment est effondré, mais les mécanismes et les meules sont encore bien en place.
Tout en bas se trouve la chambre à eau. On voit l’axe vertical et le trou appelé canon d’oè venait l’eau projetée (bouché par des pierres). La roue à eau devait se situer à la hauteur des débris au sol.
En amont du moulin se trouve un béal qui rejoint deux barrages.
Nous explorons aussi les cul-de-sac comme ici. Le chemin est plus haut sur la rive droite. Juste derrière cette barre rocheuse se trouve le premier barrage qui retenait de l’eau pour le moulin.
Après cette dernière installation humaine suit une longue section naturelle et sans traces visibles. Cette partie est moins pentue et pour cette raison, il ne se prêtait pas à l’installartions de moulins. La Véroncle est aussi trop irrégulière pour permettre une habitation continue.
L’eau est rarement un obstacle car les bassins sont petits. Par contre la végétation cherche l’eau et elle se trouve logiquement aussi au fond du vallon. Parfois c’est elle qui obstrue le passage. Ici nous sommes sur un contournement sur la rive gauche.
Alex et André choisissent leur rive. Alex est sur la rive droite avec le chemin balisé. André passe sur la rive gauche. C’est risqué, mais ici des talus d’éboulis permettent de franchir un terrain sans doute plus difficile.
Parfois on butte sur un passage exigeant de l’escalade avec au moins une corde installée d’en haut. Ce serait trop de logistique. On se contente d’aller voir là où l’on peut. Cela nous fait faire pas mal d’allers-retours.
Cette fois-ci, le détour est long et on prend aussi beaucoup de hauteur. On ne revient donc pas à plat dans les gorges, on descend d’abord par paliers.
Le Moulin Jean de Mare marque aussi pour nous la première possibilité de sortir du canyon. Nous en profitons car cela fait plus de trois heures que nous sommes dans les gorges.
En montant, on a aussi le panorama par-dessus le gouffre. Nous savons grâce à la carte où nous sommes et où nous étions passé auparavant. Il est cependant impossible de dire d’en haut quel passage se trouve en bas. Le méandre vu d’en haut ne correspond que dans les très grands traits au parcours en bas. Au fond des gorges, le cours d’eau fait beaucoup plus de petits tournants. Et le cheminement est encore beaucoup plus tortueux. Ainsi on a passé trois heures dans les gorges pour un peu plus que trois kilomètres au fond. Pour les près de cinq kilomètres au retour, on n’a même pas besoin d’une heure.
On retourne à la première possibilité dans les gorges parce qu’il fait très chaud sur le plateau aride l’après-midi. On y trouve encore un peu d’ombre avant de devoir retourner les quelques 600 mètres sur un route plate au parking.
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