Emplacement et météo de rêve au cap Prestnaustet sur le Åfjordsstraumen

Nous sommes montés les quelques 80 kilomètres directement de Trondheim en passant par le ferry de Flakk à Rørvik. On traverse un bout de terre qui est une sorte de presqu’île et qui se nomme Åfjord. En montant, on passe des montagnes arrondies par les glaciations. Ces collines rocheuses sont impressionnantes, mais aucun chemin y mène.

La route 715 le long du lac Mørrevatnet. Photo © André M. Winter

Arrivée à l’emplacement

Après la traversé du bout de terre, nous tournons à gauche au village de Åfjord et on continue jusqu’au bout du Selnesveien. Pour finir c’est une simple piste agricole qui descend en dernier lieu vers la mer vers une ancienne cale de mise à l’eau ne bateaux. Ce site est répertorié sous park4night, autrement nous ne l’aurions pas trouvé ou du moins nous n’aurions jamais poussé si loin vers le bout du cap en bordure du Åfjordsstraumen.

Notre but un peu vague est de suivre d’assez près la côte atlantique, cela justifie un peu notre grand détour vers le nord.

Ci-bas les des montagnes similaires comme à l’aller. Ils sont presque entièrement couvert de petit bois et totalement incultes jusqu’au niveau de la mer. On voit sur la photo du bas les montagnes Hommelvikheian, Tunefjellet et Blåvassfjellet.

Montagnes bordant Åfjorden au sud-est. Photo © Nicolas Medwedeff

Notre emplacement remplit plusieurs conditions: on est en bout de piste, il n’y a donc pas de circulation passante. On est hors de l’aire de retournement, on ne gêne personne. Le côté conducteur est orienté vers les arbres, c’est là où nous prenons nos douches extérieures. Le camion est installé de manière plate, pas besoin de mettre des cales pour dormir. Un petit défaut négligeable: le pare-brise n’est pas orienté vers l’est pour faire sécher la condensation avant de nous lever. Mais ce n’est pas grave, le ciel sera assez couvert demain matin.

Une seule voiture passe en soirée, visiblement à la recherche d’un lieu de pique-nique. Il y a certes deux bancs, mais ils sont repartis après quelques minutes.

Notre Trafic au cap Prestnaustet. Photo © André M. Winter

Nous prenons donc une bonne douche avec vue mer. On a assez roulé la journée pour avoir assez d’eau chaude.

Vue par la baie du Trafic après la douche extérieure. Photo © Nicolas Medwedeff

On est arrivé assez tôt pour avoir un peu de temps de repos. L’endroit est vraiment idylique.

Il n’y a en Norvège presque pas de bouteilles en verre, mais toutes les cannetes en alu et les bouteilles en plastique sont consignés. On peut les rendre dans tous les supermarché.

Un livre, une bière et la Mer de Norvège. Photo © Nicolas Medwedeff

Le soleil est assez chaud pour cuisiner et pour manger dehors. C’est bien la première fois dans ce voyage et ce sera aussi la dernière fois!

Cuisine en plein air. Photo © Nicolas Medwedeff

Nous essayons toujours d’acheter des produits locaux, cela ne marche bien sûr pas toujours très bien en Scandinavie. Nous sommes heureux d’avoir trouvé des tomates norvégiennes au Spermarche Coop de Vanvikan peu après le passage en ferry.

Tomates norvégiennes fin août. Photo © André M. Winter

Histoire de l’embarcadère au bout de la route Selnesveien

Åfjordsstraumen est un courant fort généré par les marrés qui remplissent et qui vident les fjords, en l’occurence Åfjorden. Ce courrant a longtemps été un obstacle à l’échamge entre la terre d’Åfjord et Jøssund plus loin au sud-ouest. Åfjord et Jøssund étaient une municipalité unique de 1837 à 1895, et ils avaient un prêtre, un chef de police et un maire commun.

Lorsque le prêtre Hans Gynther Magelsen, sa femme et ses jeunes enfants ont voyagé d’Innvik dans le comté de Bergen en 1837 pour occuper le poste de prêtre à Åfjord, ils sont restés exposés aux intempéries pendant 14 jours à Trondheim. Quand ils se sont finalement lancés dans la dernière partie du voyage, il y a eu une autre tempête, ils étaient proches du naufrage et ont dû débarquer à Høybakken. De là, ils ont marché 2 milles avant de prendre un bateau de Barset à Åfjord. Le travail en tant que prêtre impliquait de nombreux voyages ardus et Magelsen désirait de meilleures liaisons. En 1842, il a commencé à améliorer le chemin entre Langstrand et Selnes, et en 1844 cette route était carrossable. L’ancien prêtre d’Åfjord, Jørgen A. Hagerup, a visité Åfjord en juillet 1844, et le dimanche 28 juillet, lui et Magelsen ont entrepris le premier voyage sur ce passage. Un peu plus haut sur la route, nous trouvons les initiales HGM et l’année 1846 gravées dans la roche.

Magelsen, qui était également maire, avait son propre bateau et son hangar à bateaux à Selnes. Du côté de Tiltremsida, Anton Schjølberg possédait des navettes de 1866 jusqu’au début du 20e siècle.

Après le développement du téléphone, les gens pouvaient commander à l’avance des passages en bateau. Arnt Sundland, arrivé à Tiltrem en 1922, devient alors passeur permanent avec un bac avec sièges dans la cloison arrière. Plus tard, il a acheté un bateau à moteur à Ole Frønes.

En 1947, une sorte de débarcadère de ferry a été construit sur le quai qui existait depuis l’époque de Magelsen. Arne Sundland avait alors construit une barge qui pouvait transporter des voitures, et ce devait être Ole Frønes qui fut le premier à transporter sa voiture à travers le détroit. Une barge légèrement plus grande a été construite après le premier naufrage lors d’une mission pour Lysøysund Sildoljefabrikk.

Jusqu’à ce qu’il s’arrête vers le milieu des années 1950, environ 500 voitures auraient été transportées sur le détroit. En 1957, le conseil municipal de Jussund reconnaît problematique la poursuite de la liaison par ferry. En 1963, Jøssund est devenu une partie de la municipalité de Bjugn, de sorte que certaines des conditions préalables ont disparu.

Au début des années 1980, un projet a également été lancé pour un pont sur le passage dans le cadre d’une éventuelle route côtière, mais cela n’a pas progressé depuis.

En 2005, l’Administration nationale des routes a fait restaurer des parties de l’ancien embarcadère de ferry afin de le sécuriser en tant que monument culturel lié aux routes et aux transports. Le travail est effectué par Mesta A/S par Willy Rachlov et ses collègues. Bueng Reklame & Helge Bueng ont  fourni des informations historiques.

La route qui mène ici s’appelle Selnesveien, le bout de terre sud-ouest d’Åfjord s’apelle Selnes. Pourtant on trouve pour le cap aussi le nom de Prestnaustet. La photo en bas montre en tout cas les restes de cet embarcadère.

Notre Trafic au cap Prestnaustet. Photo © André M. Winter

En face se trouve un des petits phares standardisées sur une île inhabitée.

Phare sur l’île Straumsholmen dans le Åfjordstraumens. Photo © André M. Winter

Un navire de pêche rentre par Åfjord.

Le navire de pêche Viaksund passe le Åfjordsstraumen. Photo © André M. Winter

Le navire de pêche Viaksund passe le Åfjordstraumen. Photo © André M. Winter

Le reste de la soirée

Tant que le soleil brille, il fait assez chaud pour rester dehors.

Notre Trafic au cap Prestnaustet lors du coucher du soleil. Photo © André M. Winter

Nous restons encore longtemps dehors pour admirer et pour photographier ce coucher de soleil. L’endroit et cette météo sont vraiment exceptionnels.

Coucher de soleil au cap Prestnaustet. Photo © Nicolas Medwedeff

Fin du coucher de soleil au cap Prestnaustet. Photo © Nicolas Medwedeff

Coucher de soleil au cap Prestnaustet. Photo © André M. Winter

Coucher de soleil au cap Prestnaustet. Photo © André M. Winter

L’heure bleue au cap Prestnaustet. Photo © André M. Winter

L’heure bleue au cap Prestnaustet. Photo © Nicolas Medwedeff

Après le coucher de soleil au cap Prestnaustet. Photo © Nicolas Medwedeff

Le matin suivant

Le 31 août 2022 commence de manière très couverte, il fait cependant encore assez bon et il n’y a pas de vent ce qui est rare en bord de mer. La journée restera ainsi, il pleuvra, mais on verra aussi quelques rayons de soleil. Nous prenons quand même le petit déjeuner dans le Trafic.

Afjordsstraumen. Photo © Nicolas Medwedeff

Montagnes bordant Afjorden au sud-est. Photo © Nicolas Medwedeff

La vue de l’aire de retournement. Il y a assez de place.

Place de pique-nique au cap Prestnaustet. Photo © Nicolas Medwedeff

Nous voyons sur la carte qu’une île est accessible au nord par une jetée. On peut faire le tour de l’ile en un quart d’heure. Il ne s’agit pas des montagnes au fond, c’est donc sans grand interêt

La route vers l’île Lauvoya. Photo © André M. Winter

Nous retournons sur la route Selnesveien vers le village de Åfjord. Il y a là plusieurs supermarchés et nous faisons le plein de vivres car nous avons décidé de rester au bord de l’Océan Atlantique tout en avançant vers le nord en direction de Sømna. On ne passe pas beaucoup de civilisations ici.

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