Tumuli néolithiques de la région de Rotenburg Wümme

Dans le sud de le France et sur le péninsule ibérique, nous cherchons souvent des tombes néolithiques, dans ces régions rocheuses et plutôt arides, il s’agit souvent de dolmens. Ici, dans le plat pays du nord de l’Allemagne, les rochers plats et solides font défaut, on se contentent donc de constructions avec des rochers erratiques ou même uniquement en bois, le tout recouvert de sable, de terre et de tourbe. Cela forme quand même des petites collines qui perdurent plusieurs milliers d’années. Ce n’est que depuis une cinquantaine d’années que ces tumuli sont assez systématiquement détruits pour unifier des terrains agricoles. On a aussi retiré des pierres erratiques pour la construction de routes (concassés en pavés).

Tumulus de Weihbusch

Nous sommes entre Kichlinteln au sud et Ahausen au nord, concrètement aux coordonnées GPS 53.024037, 9.301034.

Ce tumulus provient de la culture funéraire néolithique de tombes uniques, qui a commencé vers 2800 avant notre ère. Pendant plus de 1500 ans, c’était la forme prédominante d’inhumation.

Tumulus de Weihbusch. Photo © André M. Winter

Les tumulus étaient principalement constitués d’herbe ou de terre de bruyère, appelés « Plaggen », ce qui donnait au monticule un haut niveau de stabilité. Les gens étaient enterrés souvent dans une fosse funéraire ou dans un cercueil de tronc d’arbre. Pour ne pas glisser, un tel cercueil avait besoin de cales sur le sol. Celles-ci sont souvent trouvées lors des fouilles. Mais il existe également des chambres funéraires en bois. La tombe centrale d’un tumulus funéraire a probablement été créée pour les personnes propriétaires de fermes ou pour des chefs de famille. Souvent, toute la famille ou d’autres personnes ont été enterrées dans un tel monticule au fil du temps, de sorte qu’il grandit en hauteur et en largeur comme les peaux d’un oignon.

1. Tombe basse sous le niveau naturel
2. Tombe à même le sol et couverte d’un premier talus
3. et 4. Tombes à troncs d’arbres avec cales en pierre
5. Urne

Schéma d’un tumulus néolithique. Photo © André M. Winter

Tumulus de Hempberg

Dans les champs à l’est d’Unterstedt se trouve un petit carré de 20×30 mètres dont le terrain est un peu surélevé par rapport aux champs aux alentours. Les coordonnées GPS sont 53.0729, 9.36725.

Ce talus renferme au moins 30 chambres funéraires de l’Âge de Bronze (-3000 ans). Hemp fait référence à Hanf (chanvre). Le nom local est « Hügelgräberfriedhof Hempberg ». Le type de tombes est similaires au tumulus de Weihbusch en haut

Tumulus de Hempberg. Photo © André M. Winter

Tumuli funéraires à Unterstedt

Sur l’accès au Schafstall Spieker à Plattenort se trouve à droite des rochers formant uns sorte de dolmen. Il manque cependant le grand tumulus ayant couvert cette tombe. Ce pierres se trouvent aux coordonnées GPS 53.06422, 9.36803.

Pierres restantes d’un tombeau mégalithique. Photo © André M. Winter

Tumulus couvrant une tombe mégalithique

Des grands tas de terre abritent des dolmens en pierres brutes arrangés pour former des chambres funéraires. Les pierres sont ici principalement des bloc erratique déposés par les dernières glaciations. Ces installations funéraires datent de -3500 à -3200. Ils ont été construits par les premiers paysans de la Culture des vases à entonnoir. Ce sont donc ici les installations humaines les plus anciennes.

Il s’agissait de tombes pour tout un village qui étaient utilisé pendant plusieurs générations. Ces tombes possédaient donc une porte amovible souvent placée au sud.

À cause des destructions pour l’agriculture et la construction de routes, il en reste plus aucun tumulus funéraire en état d’origine à Unterstedt.

Au sud de la bergerie se trouve aussi un tas de pierre erratiques. Leur origine et histoire n’est pas connue. Ces pierres sont aux coordonnées GPS 53.06304, 9.36804.

Rochers erratiques rassemblés. Photo © André M. Winter

Retour à la bergerie Spieker

La visite de Brême n’a pas eu lieu, mais André veut honorer le rendez-vous avec son amie au nord de Brême. Après la randonnée imprévue mais très chaude, il lui faut une douche. Il se rend donc en voiture à la bergerie Spieker et y trouve un calme relatif pour ses besoins. Uniquement un homme passe pour promener son chien.

Il faut une trentaine de minutes pour rejoindre le nord de Brême, où André a rendez-vous dans un local avec grand jardin et pour manger dehors. Or, en arrivant tombe un orage qui interdit de rouler à plus de 20 km/h. Ce déluge chasse tous les client du restaurant. À 17h, la pluie cesse, il fait un peu plus frais, mais les nuages sont partis, on peut donc prendre place au restaurant sans réservation.

Un peu plus loin du restaurant se trouve un parking dans la forêt qui semble bon pour passer la nuit. On entend cependant très fort l’autoroute et le bal des promeneurs de chiens est incessant. N’ayant pas de meilleur endroit dans la région, André retourne à la bergerie Plattenort.

Autoroute A27 de Brême vers l’est à la tombée de la nuit. Photo © André M. Winter

Route de campagne la nuit. Photo © André M. Winter

Il arrive la nuit tombée et il a un peu de peine de trouver une place hors des énormes chênes aux grands glands qui tombent tous les quarts d’heure dont au moins un toutes les heures sur le toit du trafic. C’est à la frontale qu’il cherche un bout de terre accessible au sud des chênes. La nuit est délicieusement calme. Les photos sont prises le matin vers 7h30.

Le Trafic près du Schafstall Spieker. Photo © André M. Winter

La suite de tour mène vers Salzgitter. C’est retour vers le sud-est, oui. Mais il faut parfois faire des détours pour visiter des amies.

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