Nous sommes dans la partie ouest des Bouches du Rhône, il nous reste un peu de temps et on va donc voir un des villages qui se trouvent sur notre liste des choses à aller voir. Nous repérons ainsi sur le terrain pour notre site provençal. Parfois, on en fait une description pour un site ou une randonnée, mais jusqu’à présent, on n’a pas réussi à caser ce village dans un tour bien précis. On le présente donc ici. On y va à l’improviste.


Il y a plusieurs lavoirs dans le village, sous le nouveau lavoir est apposé l’histoire du village telle qu’elle a été ratifiée par le conseil municipal de 1864. Comme si on pouvait déclarer ainsi l’histoire. On ne sait pas de quand cette reproduction date, elle est en tout cas que difficilement lisible. On n’a pas encore eu le courage de déchiffrer ce texte.
On trouve en tout cas quelques œuvres d’art placés ici et là dans le village.
Gaston Cabrier, était Maire d’Aurons. Il est entré en résistance dès 1943. Il a su utiliser son poste et sa fonction au service de la France et de la Résistance. Il apporte son aide à la Résistance, il loge, nourrit et protège une vingtaine de réfractaires au STO dans les bois voisins. Une ferme servant de base est encerclée le 10 juin 1944, il réussit à s’échapper, mais il est pris cinq jours plus tard et exécuté avec deux autres Résistants au Val de Cuech. Les allemands nazis détruisent aussi les récoltes et tout le matériel agricole. Ces Résistants ont été trahis par Deydier de Possel (« Erick »), agent parachuté par Alger qui a trahi la Résistance pour quelques millions de francs. Il ne les touche jamais, car la Gestapop l’exectue après son « utilisation ». Source: Mémoire Vive de la Résistance.

Il est en tout cas rare de trouver un maire de petit village si grandement représenté.
Le Petit Prince est aussi mis à l’honneur. Antoine de Saint-Exupéry est aussi mort (sans doute abattu dans son avion) durant l’été très meurtrier de 1944
L’église Saint-Pierre-ès-Liens d’Aurons est encastrée entre les maisons d’habitation.


Le village est perché, nous montons donc vers le haut du du Mont Castelles. On y trouve les vestiges d’un château, mais uniquement les caves creusées dans la roche mère restent. Cela ressemble à des habitations troglodytiques.

On reconnaît des ouvertures clairement défensives. Ces cavités troglodytiques faisait donc bien partie du château et ce n’était pas des habitations.

De nos jours on défigure le site par toutes sortes d’ajouts inutiles ou très techniques. Les transformateurs sont certes cachés du village, mais on les voit très bien du point de vue en hauteur.
La vue sur la photo ci-bas va vers le sud. La Mer Méditerranéenne est visible à gauche.


Nous redescendons par le même chemin au pied du village. On passe un autre lavoir.
La photo montre aussi un défaut du village nuit à son image touristique. Les maisons sont construites certes avec des toits de type provençal, mais en matière de recouvrement, de couleur des murs et touts les autres agencements sont trop divers pour donner une impression de pittoresque.

Aurons est aussi célèbre pour ses tours. Il y en a quelques unes dans les propriétés au pied du village. Elle sont soit intégrées dans les maisons, soit isolées. On ne sait pas trop quelle est leur histoire. Il ne pouvait pas y avoir autant de châteaux dans le village et les maisons actuelles n’en semblent pas dignes. Elles sont aussi trop fines pour avoir servies de moulins.

À défaut d’en apprendre plus, on découvre un beau champ de pavots.

La Chapelle St. Vincent à Cornillon-Confoux
Nous passons aussi à Cornillon-Confoux, un autre village perché des Bouches-du-Rhône. Il est plus grand qu’Aurons et sans doute aussi un peu plus vivant même si nous n’y avons vu personne aux heures de midi. À son pied se trouve une chapelle et un cimetière sur l’emplacement d’une nécropole salyenne du 1er siècle avant notre ère. Le site est décrit plus en détail sous Chapelle St. Vincent à Cornillon-Confoux.


