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Olbia antique à Hyères

Il y a ces sites que l’on a toujours sur le radar pour une journée sans plan, de repos ou à la météo mitigée. Voilà tous ces ingrédients réunis pour inspecter les vestiges archéologiques de la cité-forteresse grecque d’Olbia à Hyères. Nous sommes là ou commence la Route du Sel sur le tombolo ouest de Giens. Il n’y a rien de spécial ici, la zone est souvent soumise aux divers vents d’ouest. il n’y a pas de port naturel et on s’interroge encore de nos jours sur le choix du lieu par les grecs au 4e siècle avant notre ère. Sans doute la présence de sources et de puits, les terres assez productives et la quantité de poissons dans la lagune étaient les points décisifs.

Nous avons décrit le site en détail sur notre site provençal sous La cité grecque antique d’Olbia à Hyères.

On voit en tout cas sur Giens à partir du site visitable.

Sanctuaire principal grec du site d’Olbia. Photo © André M. Winter

Olbia était un site d’étape pour les navires commerciaux grecs allant en Andalousie pour des métaux. De ce fait, c’était un site militaire enclos dans un carré entouré d’une grosse muraille. L’intérrieur était organisé en rues perpendiculaires formant des îlots uniformes à trois maisons chacun. Cette structure perdure en gros 400 ans.

L’îlot numéro 6 est le seul qui ait été entièrement fouillée et qui a révélé cinq niveaux d’occupation principaux superposé. Des panneaux expliquent très bien les travaux et les conclusions quand elles sont disponibles. Cependant les dernières fouilles datent de 2019 et beaucoup de résultats scientifiques sont encore en attente. De manière générale, qu’une partie de toute la cité antique n’a été fouillée. Il manque une grande partie de l’occupation chrétienne, toute la partie sous la route D559 et des grandes parties sous-marines inexpliqués.

 

L’îlot archéologique n°6 du site d’Olbia. Photo © André M. Winter

Le puits banal était au centre de la ville grecque. C’était sans doute le seul point d’eau.

Certains bases de bâtiments religieux sont bien conservés parce que les romains les ont détruits pour construire par-dessus. Cependant ces mêmes bâtiments avaient été fouillés très tôt et de manière peu scientifique. Les couches ont été mélangés et ainsi il est aujourd’hui impossible d’interpréter la fonction des différentes pièces des temples.

Les romains encaissent les site à la suite de la perte de Marseille dans la guerre entre Pompée et Cézar. Ils rasent les sites votifs et installent des boutiques et deux thermes.

Comptoir peint d’une boutique romaine du site d’Olbia. Photo © André M. Winter

Ici le therme populaire côté nord. Elle servait aux habitants libres de la cité romaine et des habitants autour. Au contraire le therme sud, en bord de mer était destiné aux cures des riches clients externes.

Les thermes romaines nord du site d’Olbia. Photo © André M. Winter

Le site n’est plus habité par les populations antiques à partir de l’an 30 de notre ère. Un prieuré existe vers le 8e siècle et un autre vers le 11e siècle. Mais c’est au 13e siècle qu’est installé un monastère et une église avec finalement deux nefs. Cependant aussi cette présence se termine au 14e siècle et le site tombe dans l’oubli.

Ruine de l’abbaye St. Pierre de l’Almanarre sur le site antique d’Olbia. Photo © André M. Winter

Le site est géré par la ville d’Hyères et le prix d’entré est modéré.

Ticket d’entrée du site d’Olbia. Photo © André M. Winter

À l’extérieur du site se trouve des parties visibles dans payer d’entrée. Elles sont cependant majoritairement sous l’eau. On y trouve un quai romain et une épave et au-delà peut-être des structures portuaires grecques.

Zone du sentier sous-marins du site d’Olbia. Photo © André M. Winter

Nous sommes satisfaits de notre visite. Ce n’est pas une énième villa romaine, mais un site grec défensif avec une utilisation longue et une réappropriation romaine très marquante.

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