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Une matinée sur la commune de St. Chamas

Depuis quelques années, nous revenons souvent sur cette ville hors des grandes routes touristiques. Sur le domaine communal, il y a plein de sites à découvrir. Nous en avons ralliés la plupart sur deux tours en VTT: Le Sentier du Patrimoine de St. Chamas et Le Parc de la Poudrerie de St. Chamas. Ces tours sont le résultat des visites répétés à St. Chamas comme ce 13 mai 2023.

Lavoir des Contagieux

Aujourd’hui, on inspecte le Lavoir dit des Contagieux. Le lavoir se trouve directement au bord de l’Étang de Berre sur une source qui surgit justement ici. Ce n’était pas très commode, mais on n’avait pas le choix dans cette région plate et sans eaux potable de qualité. Son nom viendrait du lavage du linge des malades en 1720 lors de la Grande Peste en Provence. Cependant, la peste n’a pas touché la commune grâce au stricte blocus instauré par le Marquis Charles de Tubières de Caylus, lieutenant général des armées du Roi en Provence. Ce nom ne rend donc pas justice au lavoir car il servait surtout aux cardeurs pour le lavage de la laine de mouton.

Le lavoir des contagieux au bord de l’Etang de Berre. Photo © André M. Winter
Le bassin du lavoir des contagieux à St. Chamas. Photo © André M. Winter

L’eau surgit sous le mur à droite. C’est vraiment de l’eau douce.

La source dans le bassin du lavoir des contagieux à St. Chamas. Photo © André M. Winter

L’eau du lavoir s’écoule directement dans l’Étang de Berre. On voit sur la photo que la différence de niveau entre le plan d’eau de la source et de l’étang est minime.

Le lavoir des contagieux est clos du côté de l’Etang de Berre. Photo © André M. Winter

Le marché de Saint-Chamas

Comme toute ville provençale qui se respecte, St. Chamas a aussi son riche marché provençal. Comme il n’y a que peu de touristes, on n’y trouve pas de produits inutiles. Il y a toujours aussi des marchands avec des légumes et des fruits bio. Le marché est présenté en détail ici: Marché de Saint-Chamas. Des photos de ce jour se trouvent sur la page du marché.

Le marché se tient sous le Pont de l’Horloge, mais il s’étend aussi dans la Rue de la Fraternité.

Le marché de St. Chamas sous le Pont de l’Horloge. Photo © André M. Winter
Marchand de fruits bio au marché de St. Chamas. Photo © André M. Winter
Le marché de St. Chamas dans la Rue de la Fraternité. Photo © André M. Winter

La Chapelle et le Viaduc Saint-Léger

La chapelle en ruine a donné son nom à un viaduc original. Commençons par la chapelle. Elle a été déplacée pour la construction du chemin de fer et justement le viaduc ferroviaire. Ceci explique aussi son état d’abandon avancée. De plus, depuis, les pierres de maçonnerie sont disloquées par les vibrations lors des passages des trains. Ce n’est donc pas la belle chapelle provençale plantée de cyprès et d’amandiers comme la Chapelle St. Sixte.

Façade de la chapelle St. Léger à St. Chamas. Photo © André M. Winter

Derrière la chapelle, on accède aussi au viaduc. Ceci est décrit en détail ici: la Touloubre & St. Léger.

Les 49 arches entrelacés les unes dans les autres avec les écoinçons évidés le caractérisent. Ce type de construction semble léger, mais il ne l’est pas, il est uniquement artistique et voulu ainsi par son concepteur Gustave Desplaces. La masse de maçonnerie est quasiment doublée comparé a un viaduc de briques et de pierres classique. Cela se traduit en coûts accrus pour la construction et l’entretient et c’en était trop, même à l’âge d’or du chemin de fer au 19e siècle. Ce type de construction n’aura donc pas de suite et ce pont restera unique dans son genre. Source: Le Sentier du Patrimoine de St. Chamas.

Descente vers un des arcs enlacés du Viaduc St. Léger. Photo © André M. Winter
Les arcs enlacés du Viaduc St. Léger. Photo © André M. Winter

Le pont de la Roquette

Ce petit pont servait surtout à faire paître les moutons et les chèvres au-delà de le la rivière. Le pont se trouve plus loin à l’est de la chapelle.

Le Pont de la Roquette. Photo © André M. Winter
Le Pont de la Roquette. Photo © André M. Winter

La rive est est formée par une dalle calcaire nue. C’est à se demander ce que les moutons et les chèvres ont pu trouver à manger ici.

Rochers calcaires nus sur la rive gauche du Pont de la Roquette. Photo © André M. Winter

 

 

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