Campocatino et San Viviano

La météo continue à être radieuse le 22 août 2021, nous ne pouvons donc pas nous permettre de chômer. La randonnée n’est pas très longue, mais c’est la quatrième en quatre jours et nous commençons à sentier la fatigue dans nos jambes.

La monté de Vagli Sopra se passe sur un chemin facile et bien ombragé. Il passe auprès de chapelles-abris qui sont très rependues dans la région sur les anciens sentiers de passage. De plan carré, elles sont ouvertes d’un côté et souvent on trouve à l’intérieur des bancs sur les deux côtés, le fond est occupé soit par un minuscule autel, soit par une niche avec une statue religieuse. C’est bien utile lors d’on orage.

Le chemin qui monte de Vagli Sopra vers Campocatino. Photo © André M. Winter

Le chemin qui monte de Vagli Sopra vers Campocatino. Photo © André M. Winter

Une chapelle-abri au-dessus de Vagli Sopra. Photo © André M. Winter

Une chapelle-abri au-dessus de Vagli Sopra. Photo © André M. Winter

Campocatino se vante d’être le plus beau village alpin de Toscane. C’est vrai que les maisonnettes en pierre ont du charme, mais le temps où elles abritaient des bergers est longtemps révolu. Même ce beau weekend de mi-août, la plupart des maisons sont closes, les propriétaires de ces résidences secondaires sont ailleurs. Mais il y a d’autant plus de touristes ici. Bien que notre chemin mène vers la gauche, nous nous avançons un peu vers la droite pour voir des maisons où les touristes ne grimpent pas dans les jardins.

La particularité de cet alpage est le grand pré à l’ouest qui abrite le site des entrées maritimes.

La Roccandagia et le grand pré de Campocatino. Photo © Alex Medwedeff

La Roccandagia et le grand pré de Campocatino. Photo © Alex Medwedeff

Le petit village tente de se glorifier du passage de David Bowie, sans spécifier quand et combien de fois il est peut-être passé ici. Au moins, il est représenté en marbre.

Nous quittons donc Campocatino en direction de San Viviano. On aperçoit alors des cabanes en ruine et on ne voit plus les masses ni le grand parking. Le chemin monte encore, mais devient plat dans la forêt.

Vue retour sur Campocatino. Photo © André M. Winter

Vue retour sur Campocatino. Photo © André M. Winter

Deux points de vue se trouvent sur le point culminant du chemin, mais la forêt a bien poussé et on n’en voit pas grand chose. En tout cas pas la chapelle de San Viviano, mais c’est géométriquement impossible car elle est cachée sous une baume.

Un des points de vue sans trop de vue. Photo © André M. Winter

Un des points de vue sans trop de vue. Photo © André M. Winter

Après toutes ces montées, on doit descendre de plusieurs dizaines de mètres de dénivelé. Il y a de l’ombre, mais il fait aussi très chaud. Nous prévoyons de descendre par un autre chemin sans remonter ici, mais nous ne savons pas encore si ce chemin passera.

Descente dans le vallon de San Viviano. Photo © André M. Winter

Descente dans le vallon de San Viviano. Photo © André M. Winter

Il faut encore remonter une vingtaine de mètres à la fin pour rejoindre la chapelle. Elle est coincée sous une rebord rocheux. Le local est fermé de trois côtés par un mur et une petite partie du toit est en charpente, tout les reste est formé par la roche naturelle. La nef est assez large au centre et elle très pentue.

Des reliques de Saint Viviano sont documentées par des visites pastorales de 1568. On ne sait pas grand chose de l’émérite, il semble être venu de région de l’Émilie-Romagne. En 1993, on trouve une boîte contenant des os humains finalement analysés, ils proviennent d’un homme d’une trentaine d’années ayant vécu au Moyen-Âge. Toute l’histoire miraculeuse du saint est basé sur une imagination collective pieuse dépourvue de tout fondement rationnel. Une messe est célébrée tous les 22 mai et tous les 22 septembres. Tout à fait par hasard, nous sommes le 22 septembre, mais la messe est annulée à cause du Corona Virus.

Escalier montant vers la Chapelle de San Viviano. Photo © André M. Winter

Escalier montant vers la Chapelle de San Viviano. Photo © André M. Winter

Nef de la Chapelle de San Viviano. Photo © André M. Winter

Nef de la Chapelle de San Viviano. Photo © André M. Winter

La chapelle a une autre porte à droite du chœur, elle mène à une sorte de parvis naturel servant actuellement d’entrepôt pour les rénovations.

Baume derrière la chapelle de San Viviano. Photo © André M. Winter

Baume derrière la chapelle de San Viviano. Photo © André M. Winter

Le chemin de retour pour former une boucle bifurque au point le plus bas du sentier d’accès à la chapelle. Il n’est ni balisé, ni fléché. On traverse d’abord assez logiquement un vallon en descente, mais par la suite, le sentier se perd dans l’herbe haute en sortant de la forêt. Ce n’est que plus tard que l’on en retrouve des traces dans le versant bien raide. Il s’agit d’un chemin d’accès à une ancienne carrière.

La photo en bas montre aussi notre Trafic garé en contre-bas, c’est la petite tache blanche sur le bout de route à gauche. Cela donne une bonne idée de l’inclinaison de ce versant. Il est midi quand nous descendons ici, le versant est orienté vers le sud-est et il fait incroyablement chaud, aucun vent ne souffle. Comme indiqué plus haut, nous ne savons pas si nous passerons ici. Jusqu’au dernier moment, nous sommes préparés à devoir remonter. Nous passons finalement sans encombres. Il faut un bon sens de l’orientation et ne pas être vertigineux.

Descente raide sous San Viviano. Photo © André M. Winter

Descente raide sous San Viviano. Photo © André M. Winter

Il est 13 heures quand nous sommes de retour au Trafic qui cuit au soleil. Nous avons fait le tour en 2h30. Il y a un autre tour à vérifier tout près et nous allons voir les panneaux indicateurs au départ. Il faut pour cela avancer en direction de la Cava Bancaio. Elle est marqué par un énorme cône de débris de marbre impur qui sont simplement versés du haut dans la vallée. En 2021, on y travaille six jours sur sept et des machines y sont aussi actives la nuit. Uniquement le dimanche tout est à l’arrêt.

Comme on est dimanche et comme tout est tranquille, nous cherchons ici un place à l’ombre, buvons du jus de fruit et ingurgitons des chips.

Durant l’après-midi, nous nous remettons en route retour au Camping Argegna. En redescendant les lacets de route de la zone minière, nous voyons enfin l’ermitage de San Viviano d’en face. C’est bien le seul endroit ou on le voit pleinement, et encore, il faut le chercher sur la photo ci-haut à droite. C’est la partie plus claire à gauche du rocher principal à droite.

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