Col du Canadel, Plage de l’Argentière et notre studio à Seyne

La journée est entamée, le 26 décembre est un dimanche, on ne peut donc toujours pas faire les courses comme on le veut. On avance donc vers l’ouest.

Passage par le Col du Canadel

Nous prenons cependant la direction de la Seyne car nous avons réservé un studio à partir du 27 décembre. Le ciel est mi-voilé, nous passons donc à la Môle et coupons donc la route du littoral. Cela nous permet au moins d’acheter du bon pain et deux grosses parts de galette tropézienne chez Micka à Cogolin.

Cependant, le ciel est complètement dégagé dans l’arrière-pays. André décide de monter sans préavis au Col du Canadel. Nous avons été ici en 2009 avec la mère d’André et nous avons y même passé la nuit en 2012. Il n’y a pas de vent, nous sortons donc chaises et table de pique-nique pour casser la croûte. Nous aurons encore du soleil dans les jours qui suivent, mais c’est bien la seule occasion où nous pique-niquons ainsi.

Le cap Nègre et les îles. Photo © Alex Medwedeff

Le cap Nègre et les îles. Photo © Alex Medwedeff

Pour digérer un peu, nous montons du col vers la colline à l’est. On en voit sur le Cap Cavalaire et le Cap Lardier. Directement du Col, on voit les Îles d’Hyères et le Cap Nègre mais aussi vers Cavlaire.

Collines à l'est du Col du Canadel. Photo © André M. Winter

Collines à l’est du Col du Canadel. Photo © André M. Winter

Vue sur la Baie de Cavalaire et le Lardier. Photo © Alex Medwedeff

Vue sur la Baie de Cavalaire et le Lardier. Photo © Alex Medwedeff

Après-midi et nuit à la Plage de l’Argentière

Nous avions passé la nuit à à la Plage de l’Argentière en 2015. On y retourne aujourd’hui parce que nous savons que les fins d’après-midi y sont très bien ensoleillés. Nous sommes cependant surpris par le parking presque plein en fin d’après-midi. Les jours précédents étaient maussades et les gens sont visiblement venus prendre l’air. Le soir tout se vide et nous restons seuls sur le parking.

Tarte tropézienne sur la Plage de l'Argentière. Photo © André M. Winter

Tarte tropézienne sur la Plage de l’Argentière. Photo © André M. Winter

En arrivant, nous déballons cependant notre tarte tropézienne non sans préparer du café et non sans faire des jaloux autour. Depuis quelques années, on trouve des succursales de la société la Tarte Tropézienne entre Mougins et Bormes. Ils ont ouvert aussi les jours fériés et hormis la fameuse tarte, on y trouve aussi des baguettes excellentes.

Il y a quand même un petit vent d’hiver frais et il est bien que nous sommes assis à même le sol pour ne pas le souffrir de plein fouet.

Coucher du soleil à la Plage de l'Argentière. Photo © André M. Winter

Coucher du soleil à la Plage de l’Argentière. Photo © André M. Winter

Notre seule activité sportive est un aller-retour vers les rochers à l’est pour une meilleure vue sur le soleil couchant. Mais nous sommes quand même en décembre, il fait frais le soir et les dernières photos sont soit prises de l’intérieur de notre Trafic aménagé, soit en se rendant aux toilettes présentes sur ce parking.

Notre Trafic à la Plage de l'Argentière. Photo © Alex Medwedeff

Notre Trafic à la Plage de l’Argentière. Photo © Alex Medwedeff

En studio parce que l’hiver en van aménagé est quand même difficile

Alex ne veut pas passer deux semaines en hiver dans notre camion. Il est vrai que c’est difficile avec les journées très courtes et le manque de garantie de soleil. Nous louons donc un petit studio à la Seyne-sur-Mer et près des Sablettes. Le lieu est choisi un peu au hasard et parce que nous ne passons pas souvent sur cette zone de la côte.

Ce choix n’est finalement pas parfait. Le studio n’y est pour rien. C’est surtout l’accès long et difficile par l’agglomération toulonnaise et la météo très spéciale de cette fin d’année 2021: la mer reste assez chaude, mais l’air s’est vite refroidi. Il y a donc des rentrées maritimes très denses et très brumeuses plusieurs jours durant. Cela touche toute la côte entre Marseille et Gênes. Le seul moyen d’en échapper est de monter dans l’arrière-pays au-delà de l’axe St. Zacharie, Tourves et Brignoles. Ce n’est qu’ici que l’on est assez en hauteur pour être au-dessus des nuages et encore, il faut monter sur les crêtes. On aura des souvenirs mémorables de cette mer de nuages, mais cela nous occasionne des longues heures de routes chaque jour. Sans la location, on aurait pu rester dans l’arrière-pays.

Le studio est en fait une chambre allongée avec cuisine et une mezzanine avec un lit double en haut. La salle de bain étant sous la mezzanine. Tout est bien fonctionnel. Cependant, il faut bien chauffer en hiver. C’est une clim montée en hauteur et même si elle souffle vers le bas, l’air chaud monte vers la mezzanine. Or, il n’y a pas de pas de fenêtre en haut, l’air chaud s’y accumule donc. C’est donc tout un problème d’avoir chaud le froid et pas trop chaud la nuit en se couchant. Nous doutons que ce soit beaucoup mieux en été.

Mais bon, on a aussi bien profité de l’appartement car on y cuisine bien mieux qu’en camion. Nous profitons de toutes les bonnes choses disponibles en France et plus spécialement en fin d’année, ce sont bien sûr les fruits de mer. Les photos de cette section sont prises tout le long de notre séjour dans le studio.

Nous goutons aussi aux choses vues souvent mais jamais tentés comme les babas au rhum. Ce n’est pas mauvais, mais un bon gâteau fait maison avec du rhum des Antilles serait sans doute meilleur. On éviterait ainsi aussi toutes sortes d’additifs douteux dans le gâteau.

Les propriétaires tiennent quelques poules et surtout quelques coqs qui ne cohabitent pas bien, ni avec nous, ni entre eux. Les coqs se concurrencent à crier dès le lever du jour. C’est à peu près supportable en hiver, mais il est bien sûr impossible de faire des grasses matinées ainsi. Les divers coqs créent aussi des tensions dans le poulailler et les faibles sont agressés par les plus fortes (cela rappelle très fort les humains). La plus faible a le droit de se balader durant la dans le reste du jardin pour se remettre un peu.

Depuis que des amis nous ont montré comment faire des huîtres au four avec du vin blanc et de la crème fraîche, nous en prenons aussi de temps en temps. Malheureusement nous en achetons au supermarché avant de voir que le Stand de pêcheurs de l’aquaculture de la Rade en vend aussi. Ce sera pour la prochaine fois.

À côté des fruits de mer, nous profitons aussi des divers vins et liqueurs disponibles en France.

Le quartier du studio semble dater des années 1960 avec beaucoup de maisons auxquelles on reconnaît leur air des années 1970. Les terrains sont assez grand, chose qui ne se fait plus de nos jours dans la région. La plupart des rues sont des culs-de-sac ce qui est bien pour limiter la circulation et son bruit à certains axes pénétrants. Mais c’est casse-pieds pour les piétons car il n’y a pas de passages pour eux. Nous aimons laisser la voiture et partir directement à pied et ici nous avons des problèmes. Impossible de prendre du pain le matin au boulanger sans y passer une plus d’une demie heure de marche.

Les rues sont larges mais certains aménagements sont un peu curieux.

Une plaque surélevée en forme de tombe. Photo © André M. Winter

Une plaque surélevée en forme de tombe. Photo © André M. Winter

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