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Monter de Rocbaron à Saint-Sauveur et à Sainte-Philomène

Avant de partir dans le sud de la France, André prépare des tours de randonnée ou de VTT à faire dans la région. Il les classe suivant leur intérêt à entrer sur les rubriques dédiés du site Provence-Guide.Net. Mais parfois, les aléas techniques ou météorologiques changent la donne. Ainsi, on est à Rocbaron au nord de Toulon car notre alternateur ne bosse plus du tout. On est encore quatre jours en vadrouille avant de rentrer et on aurait une deuxième batterie, mais le pari est trop risqué de rester coincé sur l’autoroute du retour. On va donc chez Renault à Rocbaron, ils nous reboutent car le garage est en train de fermer. On va donc chez un indépendant, Vulco M’B Pneus. Ils acceptent de faire le remplacement de l’alternateur dans la journée même, c’est vraiment très obligeant de leur part.

Donc pour faire court: on a une journée à nous à partir du centre commercial de Fray Redon. Il y a le Château du Castellas de Forcalqueiret au nord et la Chapelle Sainte-Philomène au sud, mais ces deux sites ne permettent pas d’être joints dans une belle ronde avec un aller et un retour différent. On va donc à la Boulangerie Tedesco toute proche du garage pour prendre quelques pains au chocolat. Pendant qu’Alex paye, André consulte la carte sur son portable et il concocte un tour par un autre château en ruine: Saint-Sauveur. Le retour par le Rossignol est un peu vague, mais on verra ça sur place. Le tour a finalement réussi et il est documenté en détail sous Saint-Sauveur et Sainte-Philomène à partir de Rocbaron. Ici, comme montré dans l’introduction en haut, suivent plutôt des anecdotes personnelles.

Comme tout départ d’un lieu habité, tout particulièrement si c’est un centre commercial construit en contrebas d’un village, il y a du chemin sur des routes goudronnés à avaler. Au moins, on gagne en hauteur ainsi.

Chemin de St. Sauveur. Photo © André M. Winter

Cette route finit par se transformer en chemin caillouteux. Au moins, pas de circulation ici.

On arrive sur un col avec la ruine d’une église que nous n’avions même pas prévue. Il n’en reste pas grand chose, uniquement la nef sans la face du portail. Elle date du 17e siècle, elle n’a donc pas fait beaucoup de temps car l’Église Saint-Sauveur dans le village date de 1733. Cette chapelle était aussi beaucoup plus jeune que le château qui est abandonné et démantelé au 15e siècle.

La chapelle n’a qu’un chœur plat.

Nef vide de la Chapelle St. Sauveur. Photo © André M. Winter

Les murs restants sont gros et semblent solides. Peut-être avait-on récupéré des pierres de la ruine du château un peu plus haut pour l’ériger?

Le chemin tracé est en tout cas celui en direction du château sur l’éperon rocheux.

Chemin à droite de la Chapelle St. Sauveur. Photo © André M. Winter

Dans la montée vers le château, on a une bonne vue vers le sud et l’ouest. La Barre de Cuers entre Rocbaron et Belgentier est aussi une de ces randonnées difficiles avec un seul aller, mais sans retour pratique ou charmant. Elle nous reste en tout cas encore à faire.

La Barre de Cuers. Photo © André M. Winter

Nous pouvons d’ici aussi prospecter le retour. C’est le plateau au sud de Rocbaron. On ne reconnaît pas les pistes forestières d’ici, mais on espère qu’elles y sont comme dans la carte IGN.

Colline du Rossignol. Photo © André M. Winter

On monte finalement sur le petit plateau qui portait le château. Plusieurs chemins y mènent.

Il ne reste pas grand-chose du château démantelé au 15e siècle lorsqu’il est remplacé par le Château de Forcalqueiret distant de trois kilomètres à vol d’oiseau.

Les meurtrières restantes sont particulièrement étroites. On se demande comment on aurait pu en tirer.

Hormis les meurtrières côté ouest, il reste des murs côté est que l’on voit surtout d’en bas du chemin montant de la chapelle.

Vue retour vers le Château St. Sauveur. Photo © André M. Winter

Entre la Chapelle St. Sauveur et la Chapelle Sainte-Philomène, nous avons une étape de liaison qui se passe surtout sur des chemins de chasseurs. On navigue plutôt à la boussole et grâce à des cairns.

Le long de la D12 de Rocbaron à Puget-Ville a été aménagé un pare-feu. On n’est donc pas obligé de marcher sur la route.

Sur le Col du Gros Clapier, nous devons rester sur des chemins sans balises ni autres indications. Pour l’instant, on garde la direction de Puget-Ville sur des chemins ancestraux.

Piste forestière sous la D40. Photo © André M. Winter

En plein milieu de la forêt se trouvent des murs en ruine qui ne ressemblent pas à des restanques. Il y a aussi des grands trous. Cela ressemble plutôt à des tranchés d’une guerre. Quelqu’un en saurait-il plus? S’il te plaît utilise le champ de commentaires en bas de page pour nous renseigner!

Ruines sur le chemin sous la D40 vers la chapelle Ste. Philomène. Photo © André M. Winter

Pour finir, nous descendons vers le sentier historique entre Puget-Ville et la Chapelle Sainte-Philomène qui se trouve sur le territoire de cette commune. Les chemins sont évidents, mais il n’y a pas de balisage. Certaines portions ne sont même pas indiqués sur la carte IGN.

Le chemin sous la D40 vers la chapelle Ste. Philomène. Photo © André M. Winter

Pour finir, nous avons la chapelle en vue. Elle est nichée dans la partie haute d’un vallon qui monte de Puget-Ville et ainsi à équidistance de Rocbaron. Voir la chapelle ainsi ne signifie pas que l’on y sera en cinq minutes.

La Chapelle Ste. Philomène en vue. Photo © André M. Winter

Il reste du chemin à faire et c’est surtout du chemin en montée.  Il est plus large que les sentes principales car nous sommes maintenant sur le chemin direct qui monte de Puget-Ville.

Le chemin de Puget-Ville vers la Chapelle Ste. Philomène. Photo © André M. Winter

Sous la chapelle se trouvent des ruines qui ne sont pas expliqués. Les murs sont un peu trop soignées pour avoir été une ferme, mais un prieuré distinct de la chapelle n’est pas documenté non plus. Le seul panneau disponible indique que l’accès est interdit à cause des risques d’éboulement.

Ruines sous la Chapelle Ste. Philomène. Photo © André M. Winter

Plus haut, nous voyons sur la chapelle d’en bas. La maison attenante est privée et habité. Ce ne sont pas les gardiens de la chapelle.

La Chapelle Ste. Philomène. Photo © André M. Winter

Un panneau indique que le site est ouvert de 9 à 17 heures, mais la chapelle est fermée. Ce panneau indique-t-il seulement que l’accès à la chapelle est autorisée seulement à ces heures? Sur la chapelle même se trouvée un autre panneau plus récent et indiquant que la visite n’est possible que sur rendez-vous. C’est à la mairie qu’il faut s’adresser. En venant à l’improviste de Rocbaron, c’est bien sûr une chose difficile.

Les deux chevets et le clocher de la Chapelle Ste. Philomène. Photo © André M. Winter

Des photos de l’intérieur montrent des grandes voûtes brisées et une nef assez sombre ce qui est logique car la chapelle est construite dans le versant.

En la contournant, on peut monter sur la terrasse sur le toit où se trouve le clocher qui devait avoir perdu son toit.

Grand clocher vide de la Chapelle Ste. Philomène. Photo © André M. Winter

L’endroit est bien paisible. Il y a des prés et des grands espaces à l’arrière de la chapelle, mais aucun banc. On casse finalement la croûte un peu plus haut sur le chemin du retour vers Rocbaron.

On remonte ensuite sur le D40 entre le Col du Gros Clapier et Cuers. Nous n’y restons pas longtemps, on tente de gagner la forêt autour de la colline nommée Rossignol au plus vite. Ce sont encore des chemins sans balisage ni fléchage. Ils sont en partie indiqués sur la carte IGN et en partie non. Nous sommes définitivement dans une région un peu sauvage qui n’est pas sous le radar des autorités.

Chemin de la D40 montant au col au sud-est du Rossignol. Photo © André M. Winter

On tourne à droite sur cette piste forestière. Un curieux panneau indique que l’on entre sur une propriété privée. Il interdit surtout l’accès en voiture. Le passage à pied et en VTT est toléré.

La piste forestière qui monte au sud-est du Rossignol. Photo © André M. Winter

De cette piste, on voit retour vers la ruine du château de Saint-Sauveur. Autour se trouvent d’autres collines aux noms intéressants mais aux accès très embroussaillés.

Le rocher de St. Sauveur, le Théméré et les Terres Blanches. Photo © André M. Winter

Nous voyons aussi un peu plus loin vers le nord-ouest. Les nuages du matin se sont majoritairement dissipés. Il fait cependant encore frais à midi, nous ne transpirons pas énormément.

La Loube, Rocbaron et St. Sauveur. Photo © André M. Winter

La piste bien lisse se transforme en chemin assez méchant pour les talons fatigués. Ne pas trébucher ici!

Piste des Coquillades vers Rocbaron. Photo © André M. Winter

La circulation sur cette piste est maintenant interdite, mais jadis, on pouvait laisser ses carcasses de voiture ici. C’est ce qui reste d’une Deuche. La rouille n’est pas perforante et on voit encore beaucoup de pièces en bon état vu la situation exposée du tas de ferraille. Les parties zinquées et les parties en inox sont encore en bon état.

Carcasse de 2CV abandonnée en forêt. Photo © André M. Winter

Cette partie de Rocbaron semble être celle où tout est abandonnée. Même les villas en lisière de forêt le sont. Celle-ci a même une assez bonne vue de l’autre côté.

Villa abandonnée à l’Impasse Paul Arène. Photo © André M. Winter

Nous devons bien sûr revenir à pied à Fray Redon où notre voiture est au garage. Cela nous fait faire de la route à pied. On évite la D81 passante et cet évitement nous fait bien sûr faire des kilomètres en plus. Malheureusement plus rien n’est fait pour les gens marchant à pied dans ces communes du centre du Var.

L’Impasse Paul Arène vers Rocbaron. Photo © André M. Winter
Paris-Brest. Photo © Alex Medwedeff

Nous avons été trop rapide sur notre tour car le travail sur notre camion aménagé n’est pas encore terminé à 13h30. Que faire dans cette zone artisanale et commerciale sans charme? On n’a pas envie de remonter dans le village ni étendre notre randonnée vers le nord. Nous retournons donc à la boulangerie qui a aussi un coin café. C’est sans charme aucun, mais le café est bon et Alex a le bonheur d’y trouver un Paris-Brest. On n’en trouve pas partout dans le sud le la France, vu le nom, c’est peut-être logique.

Dans le courant de l’après-midi, notre camion est enfin prêt. EUR800 sont à débourser et le garagiste râle parce que l’alternateur était plein d’huile. Eh oui, on a un vieux camion. On se remet en route de nouveau vers l’ouest, même s’il ne nous reste que quelques jours. On vise encore Giens, même si on commence par la Plage de l’Argentière.

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