Par les Grisons et le Piémont pour aller en France
Cette fois-ci, nous sommes à trois dans notre Trafic aménagé. Il y a Alex et André mais aussi la mère d’André pour laquelle nous faisons le taxi pour Antibes. Le choix de passer par les Grisons n’est pas difficile à prendre: d’une part c’est juste une heure de plus sur le trajet de Tyrol à Nice, d’autre part beaucoup moins stressant et on évite un tiers de péages en Italie. Avec la mère d’André, nous ne pouvons pas faire des trop longs trajets, alors on vise une nuit dans un camping dans les vignobles de Barolo.
Nous partons donc le matin de notre village au sud de la ville d’Innbruck. Pour rejoindre les Grisons, il faut d’abord rouler vers l’ouest jusqu’à Landeck où l’on change de l’autoroute A12 sur une voie rapide qui suit la rivière Inn en direction amont. Cette route se transforme vite en route normale et elle prend beaucoup de virages quand on passe la frontière Suisse. Le poste est souvent vierge de personnel. La rivière reste la même, mais ici on l’appelle En. On arrive donc dans la partie basse des Grisons. Nous avons déjà présenté quelques villages et les maisons très typiques sous L’aller du Tyrol vers les Alpes françaises.
Les grands lacs entre Sankt Moritz et le Col de la Maloja
Ce canton du sud de la Suisse est très montagneux. Autour de Sankt Moritz et peu avant la frontière italienne, on passe des grands lacs aux eaux très fraîches toute l’année. On ne s’arrête pas à Sankt Moritz. Le site est cher, très touristique et constamment venté. Nous voici déjà plus loin à l’ouest, c’est le dernier lac avant le col.

À la fin de l’hiver, on répare les protections contre les avalanches. Le matériel est acheminé par hélicoptère.

Nous sommes fin avril et on voit que ce haut vallon émerge à peine de l’hiver. Les montagnes culminant autour de 3000 mètres sont toutes encore fortement enneigées. La végétation autour du lac hiberne encore. Il y a ici encore des nuits glaciales à cette époque de l’année.

Le lac borde presque directement au Col de la Maloja. On y arrive donc presque à plat. Un belvédère permet d’admirer la vue plongeante vers l’est et vers l’Italie. Comme partout, les parkings sont payants en Suisse. Mais on ne s’arrête que cinq minutes. Le vent souffle fort et il fait à peu près 5°C. On ne reste pas longtemps.

La route dévale ici en une multitude de lacets.
Descente du Col de la Maloja
Nous y voilà. Notre trafic est lourd et le frein moteur n’est pas très performant. Pour ne pas trop faire chauffer les freins et les user prématurément, il faut rester en seconde ou même en première vitesse. Cela énerve les autres automobilistes qui ne se soucient pas du prix de changement de disque de frein sur un camion. Mais nous les ignorons et on ne peut de toute manière pas doubler ici.

Très honnêtement, André n’aime pas ses descentes pentues. Le moteur hurlé. Cela représente une colossale perte d’énergie qui part uniquement en chaleur. Même un véhicule électrique avec récupération ne saura pas tirer entièrement profit de cette énergie.

Il y a cependant aussi un avantage à descendre du col à plus de 1800 mètres jusqu’à Chiavenna et puis le lac de Côme autour de 200 mètres d’altitude, la température monte d’un seul coup de 20 degrés.
Les Porsches qui montent ici ne se soucient pas du prix ni du changement climatique.

Plus bas, la pente s’assagit, mais cela continue à descendre de manière bien conséquente. Le col ne marque pas la frontière entre la Suisse et l’Italie. Nous sommes ici toujours sur le territoire helvétique. Une arche naturelle réduit un court instant la chaussée.

Quelques minutes plus tard, nous sommes déjà en Italie. Le changement de style de maison est immédiat. La cascade se trouve dans le village de Borgonovo.

Nous nous engageons sur la voie rapide à l’est du lac de Côme. On en sort juste avant la ville de Lecco pour une pause au bord du grand lac. C’est aussi pour nous encourager, car nous continuons ensuite à traverser la plaine du Pô sur autoroute jusqu’à la région de Cuneo.
Le ciel était voilé sur le col, mais ici à l’entrée de la Plaine du Pô, il est carrément couvert.

La traversée de la Plaine du Pô est toujours très fade, peu importe dans quelle portion on roule. En plus des portions d’autoroutes classiques comme la A4, nous devons rallier Lecco à Milan par une des voies rapides assez fréquentés. En Italie, cela roule presque toujours, mais pas toujours très rapidement quand cela commence à bouchonner. Nous suivons les indications de Google Maps, on contourne donc Milan par l’ouest et enfourcher l’A7 puis l’A21 pour passer Alexandria et Asti. À partir de là, nous prenons l’A33 vers le sud-ouest. Elle est en 2023 encore en travaux et il faut souvent en ressortir pour reprendre plus tard un tronçon déjà réalisé.
La région du Barolo
Au-delà d’Alba, on arrive dans les collines viticoles du célèbre vin de Barolo. C’est une appellation viticole renommée du Piémont.

On a choisi un camping en plein dans ces vignes. Le camping Sole Langhe n’est pas génial. On nous donne des places bancales au prix cher, mais on en peut partir directement dans les vignes en fleurs au printemps.
Entre les vignes poussent des multitudes d’orchidées.


Le lendemain, le 29 avril 2023, on se lève tôt et nous franchissons enfin la frontière française!

Antibes
Nous déposons la mère d’André comme prévu à sa location à Antibes. Elle passera les trois semaines ici et on repassera la chercher au retour à la maison.
Il est 17 heures quand nous partons d’Anibles. Nous nous engageons sur la Corniche de l’Estérel. Pour visiter des sites souvent ignorés.
