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L’Adieu aux Armes

Ambulances anglaises sur le front des Alpes en 1918

Il ne faut plus présenter Ernest Hemingway. Mais se rappelle-t-on qu’il était engagé volontaire américain dans l’armée italienne sur le front de Gorizia dans la dernière année de la Première Guerre Mondiale? Il suivra aussi d’autres guerres de très près comme la Guerre Civile en Espagne (qui n’est que la première guerre contre le fascisme).

Récit de guerre semi-autobiopgraphique, 436 pages

Version numérique sous divers formats: L’Adieu aux armes, la version anglaise d’origine: A farewell to arms.

En Italie, il est officier dans le corps des ambulanciers. Ernest Hemingway est blessé et évacué dans un hôpital militaire américain à Milan. Cette ville est loin du front, pourtant la défense aérienne y est active, en 1918! Durant sa convalescence de quelques mois, il fait la connaissance d’une infermière américaine Agnès von Kurowsky. Voilà pour le côté véridique et autobiographique. Ce qui est peut-être aussi véridique: il plaisante avec ses amis ambulanciers et chirurgiens, voyage à travers l’Italie pendant ses permissions, fréquente les bordels. Il ne se pose pas de questions existentielles. Il n’a que 18 ans en 1918.

Cependant cette image bascule assez vite et souvent. Ses faits de guerre sont relatés en détail, les pertes, les erreurs, mais aussi les règlement de compte internes lors de pertes et lors du retrait des troupes italiennes à l’ouest du Tagliamento. Pour décrire plus amplement cette situation, Ernest Hemingway imagine qu’il retourne une deuxième fois sur le front pour décrire la débâcle du front alpin où les autrichiens sont certes aussi fatigués, mais où les Allemands interviennent. Il décrit sa désertion dans ce contexte. Qu’il retourne à Milan pour retrouver son infermière qui est déjà enceinte de lui. Ils fuient en barque en Suisse où ils passent un hiver paisible sur les hauteurs de Montreux.

Gary Cooper représentant Ernest Hemingway lors de sa désertion
Gary Cooper représentant Ernest Hemingway lors de sa désertion

Dans la vie réelle, Agnès von Kurowsky n’est pas enceinte du lui et c’est elle qui le quitte en 1919. Dans le roman, Ernest Hemingway la fait mourir d’hémorragies après l’accouchement à Lausanne, après que leur fils soit mort-né. Est-ce un règlement de compte avec Agnès von Kurowsky? Pourquoi si brutal? Un amour dans une guerre ne doit pas forcément prendre la tournure d’une guerre. En tout cas, dans la réalité Ernest Hemingway n’avait jamais de relation stable avec des femmes et Agnès von Kurowsky n’a jamais eu d’enfant.

Le livre est publié en 1929 et il est porté à l’écran dès 1932. En dépit de la grande partie « amoureuse », ce roman est devenu à juste titre un chef d’œuvre anti-guerre. On appelait la Première Guerre Mondiale juste après celle-ci la Grande Guerre parce que l’on pensait que l’on ne pourrait pas faire pire. Quelle erreur!

Couverture du livre d'origine A farewell to arrms en 1929
Couverture du livre d’origine A farewell to arrms en 1929

Cet article est daté le 11 novembre 1918 qui marque la fin de la Première Guerre Mondiale comme c’est aussi esquissé à la fin du film de 1932. Le roman, dans son histoire se termine à la fin de l’hiver en 1919.

 

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