Nous restons dans la région. Avec le Cap Garonne, on est un peu plus loin à l’ouest. Le cap s’appelle proprement Cap de Carqueiranne et nous sommes sur la commune du Pradet. Est-ce clair? Sans doute pas. Pour plus de précision: nous sommes sur le cap prédominant entre Toulon et Hyères.
On y trouve une ancienne mine de cuivre de petite taille avec un petit musée qui fait plus en son et lumière qu’autre chose. Mais il y a un sentier de découverte qui permet de faire la ronde du site et relier touts les point d’intérêt tout comme de splendides points de vue. Le tour est décrit plus en détail sur notre site consacré à la Provence au sens large sous: Le sentier de découverte de la mine de Cap Garonne au Pradet. Ici suivent d’autres clichés et une description plus proche de cette journée.
Cette journée avait commencé avec une matinée couverte où nous avions exploré le site antique d’Olbia. Le ciel reste chargé, le soleil se montre peu, mais les températures sont très agréabales.
On passe tout au début l’ancienne usine de traitement du minerai. On n’y traitait qu’une partie pour extraire du sulfate de cuivre pour la viticulture. La majeure partie partait comme minerai brut dans toute l’Europe pour être transformé en cuivre pur.

Les murs restent encore debout, mais sans toit. La cheminée est aussi encore là, mais l’accès au site de l’usine est interdit.
Il restent quelques berlines de mine, mais il n’y a malheureusement plus de rails, cela enlève beaucoup au caractère d’un site minier.
Le cap servait aussi de carrière de pierres pour la construction. Aujourd’hui cette galerie est habitée par des chauves-souris. Ce n’est donc pas une grotte naturelle.
Dès que l’on arrive au sud de la colline, on a une vue à 180 degrés et plus près du cap elle s’ouvre même à 270 degrés. On regarde d’abord en arrière sur Giens.

Le chemin est très facile, c’est une véritable balade panoramique.

Plis loin devant, on a la Rade de Toulon encadrée par le Cap Sicié, Saint-Mandrier et le Mont Faron.

Notre cap est par endroits très plat. Il faut cependant savoir qu’il est massivement remanié par l’homme. Beaucoup de gangue est simplement rejeté près des galeries de l’ancienne mine.

Voici le reste du panorama et d’autres nuages qui nous arrivent de l’ouest. On a encore le Mont Faron, mais aussi le Coudon.

Au nord se trouve le musée da mine. Il n’est pas bien grand, mais il dispose de toilettes qui sont aussi très minières.
On voit partout des rochers avec des taches vertes, c’est de l’oxyde de cuivre. C’était sans doute trop peu pour être extrait à l’époque.
Nous congés prennent fin. Il faut logiquement faire des courses pour la maison car certains produits sont simplement trop bons en France. On est ici à la caisse d’un supermarché avec surtout de la moutarde et du vin. On trouve la moutarde Maille aussi chez nous à la maison, mais le prix de base y est multiplié par cinq. Les Côtes de Provence, quant à eux, on ne les trouve quasiment pas hors de France. Ce n’est pas dû à leur mauvaise qualité, loin de là, mais à la grande consommation sur place et une certaine tendance de ce vin à virer lors de transports longs.

Une nuit à la Favière
Nous devons progressivement avancer vers l’est pour reprendre la mère d’André à sa location à Antibes. On vise le Camping la Celinette qui se trouve un peu en arrière de la plage. Il est tranquille, pas cher et convivial. Et surtout, on ne nous embête pas parce que nous ne restons qu’une nuit.
On casse quand même quelque chose: une dalle utilisée pour égaliser le niveau du camion. On gagne les quelques centimètres voulus, mais la dalle est complétement en miettes.

Nous descendons le soir à la plage de la Favière. On est fin mai, mais la saison ne semble bas encore avoir commencé pour certains.
Directement à la plage se trouve le Camping du Domaine. Il est énorme, énormément cher (surtout pour les emplacements en bas près de la mer) et pas du tout ce que nous cherchons. André y a été fin octobre 2015 juste avant la fermeture, et même là, ils restaient stricts sur les prix.
On admire les vagues et les rares surfeurs qui tentent d’en profiter.
Après-midi au Plan-de-la-Tour
La météo reste exécrable le 20 mai 2023. On a en fait simplement la route du Lavandou à Antibes à faire, mais il nous reste une nuit à passer. Dans les Alpes Maritimes, il est quasiment impossible de trouver un emplacement libre tranquille. Nous sommes ici même pas encore dans les Alpes Maritimes car la pinède du Plan-de-la-Tour est encore bien dans le Var. On cherche une place, mais on ne trouve rien, donc on passe au moins midi et une part de l’après-midi ici.

On fait un café l’après-midi car il fait aussi froid avec toute cette pluie. Nous étions passés à la Tarte Tropézienne dans la zone artisanale entre Cogolin et la Foux pour ramener une part de tarte à la maison. Avec les températures fraîches, elle tiendra bien les 48 heures suivantes. Alexandra a trouvé aussi sont Paris-Brest adoré sauf qu’il s’appelle Paris-Saint-Tropez. La seule différence sont les écailles d’amandes sur le dessert.
Nous trouvons finalement un emplacement tranquille sur la Route de la Malle au-dessus de la Maison d’Arrêt de Grasse. On est au moins dans les Alpes Maritimes. Cela nous aidera demain car il faudra être à une heure fix à Antibes.
Nuit au Bois de la Marbrière au-dessus de Grasse
L’emplacement est une aire de retournement officieuse et on est vraiment loin de tout. Aucune vue, pas de bruit. Et on n’est pas sous les arbres ce qui est embêtant quand il pleut.
Juste après l’arrivée, on prend notre douche extérieure et on met le chauffage. On avait passé plein de belles journées ces trois dernières semaines que nous ne sommes pas en droit de nous plaindre une seconde.

Début de la route retour par l’Italie
Le matin, nous nous levons de nouveau sous la pluie. La météo ne s’arrangera plus tant que nous sommes en France et cela reste ainsi le long de l’Autostrada dei Fiori le long de la Côte Ligure.
Sur la photo du bas, nous sortons d’Antibes avec la mère d’André à bord. Comme à l’aller, nous prévoyons de faire une étape dans la Plaine du Pô. Est-ce que la météo y sera meilleure?

Alex est au volant, alors André peut un peu documenter ce que l’on voit le long de cette autoroute que nous prenons si souvent.
Le Monte Carbone se trouve sur la rive gauche de la Roya quelques mètres avant l’embouchure dans la Mer Méditerranée. La barrière visible est le péage italien et non pas la frontière.

Un peu avant, on voyait ces cheminées de fées sous le Castello d’Appio. Il y a pas mal de crêtes intéressantes du côté italien de la frontière. Malheureusement, on entend la fichue autoroute presque partout.
La photo avec le STOP vient d’une pause café et pipi sur une aire d’autoroute à la hauteur de Savone.. C’est très tôt après le départ à Antibes, mais avec des passagers, on ne peut pas optimiser les arrêts. Au moins on a café. Le STOP ne signifie cependant pas que ce voyage se termine ici. On vise Crémone pour la nuit et la mère d’André ne connaît pas cette ville. On va la voir le matin
